Campus, une bonne opération pour l'université de Bordeaux

Sophie d'Ambra - ©2008 20 minutes

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Amphis vétustes, peintures délabrées, locaux mal isolés, passerelles retenues par des étais... Plus que vieillissant, le campus de Talence-Pessac-Gradignan, l'un des lauréats de l'Opération campus dévoilés hier par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, devrait prendre un coup de jeune à compter de l'année prochaine.

Ce plan vise à rénover l'immobilier de dix-neuf universités de grandes villes de province, tout en les rendant « plus attractives » au plan international. Six premiers projets ont été sélectionnés par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, dont celui de Bordeaux, porté par le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) de l'université.

A l'heure actuelle, le constat est plutôt préoccupant : sur le campus de Talence-Pessac-Gradignan, la majorité des bâtiments datent des années 1960-1970. A Bordeaux-I, 60 % des locaux construits il y a quarante ans n'ont jamais été restaurés... Même s'ils font avec, les étudiants se plaignent de la vétusté des locaux. Le président PS de région, Alain Rousset, a adressé hier ses félicitations aux présidents des universités quant au « travail accompli pour la structuration et le regroupement des domaines d'excellence de recherche et de formation au sein de l'université de Bordeaux », tout en souhaitant que l'université de Pau « puisse rejoindre ce projet ». Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, voit dans cette sélection « la reconnaissance d'une ambition : proposer un nouveau modèle d'université de dimension européenne, fortement ancrée dans la ville et prenant en compte la qualité de vie et de travail de ses étudiants ». Le maire PS de Pessac, Jean-Jacques Benoît, s'est quant à lui réjoui « qu'au travers de cette annonce, ont été reconnues aussi bien la qualité de la formation et de la recherche sur les campus de Bordeaux que la nécessaire remise à niveau des bâtiments universitaires ». Les travaux devraient commencer fin 2009 au plus tôt et durer trois à cinq ans au total.