Bordeaux: Les salariés de Ford se mobilisent pour sauver leurs emplois

SOCIAL Ils protestent contre la fermeture du site et le licenciement des 850 salariés…

E.P. avec AFP

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Philippe Poutou devant l'usine Ford de Blanquefort lors d'un débrayage, le 5 mars 2018.
Philippe Poutou devant l'usine Ford de Blanquefort lors d'un débrayage, le 5 mars 2018. — M.Bosredon/20Minutes
  • Environ 200 salariés de Ford se sont mobilisés mardi pour défendre leurs emplois, en péril après l’annonce du désinvestissement de Ford sur le site de Blanquefort.
  • Une nouvelle manifestation est prévue ce samedi à Bordeaux.
  • Ils entendent bousculer le calendrier et pousser les pouvoirs publics à trouver un repreneur.

C’est un combat de longue haleine. Les salariés de Ford se sont une nouvelle fois mobilisés mardi pour protester contre la fermeture attendue de leur site à Blanquefort en Gironde et le licenciement des 850 salariés, selon une source syndicale.

« Près de 200 personnes, soit un quart du personnel, ont participé à cette journée d’actions, avec distributions de tracts notamment », a assuré Philippe Poutou, délégué CGT de l’usine de FAI (Ford Aquitaine Industries). Selon lui, cette mobilisation est plus importante que les précédentes « même si mobiliser reste difficile car il y a une certaine résignation de la part du personnel ».

Une manifestation prévue samedi

Une manifestation est prévue samedi à Bordeaux afin de faire prendre conscience que cette fermeture du site, qui fabrique des boîtes de vitesse, « serait dramatique pour toute la région », a-t-il ajouté.

Des réunions sont régulièrement organisées, depuis fin juin, dans le cadre du calendrier de la procédure du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). « On n’avance pas sur les conditions de départ, ces réunions sont inutiles », a affirmé Philippe Poutou, qui attend davantage des discussions avec un éventuel repreneur du site, le fabricant strasbourgeois de boîtes de vitesses Punch Powerglide.

La dernière réunion concernant le PSE est programmée pour le 22 novembre et la direction du travail (Dirrecte) aura ensuite 21 jours pour homologuer ou pas ce document.

« Les premiers licenciements, avec des volontaires, pourraient intervenir à partir de janvier. Nous menons aujourd’hui la bataille de la mobilisation pour perturber ce calendrier afin que cela ne se passe pas comme prévu et que les pouvoirs publics trouvent un repreneur », a expliqué Philippe Poutou.

Fin février, le groupe automobile américain Ford avait annoncé qu'il cessait tout investissement dans cette usine et qu’il recherchait un repreneur pour ce site implanté dans la banlieue bordelaise depuis 1972.