Gironde: L'esprit du mythique combi Volkswagen va souffler à Soulac-sur-Mer ce week-end

VINTAGE La station balnéaire de la côte Atlantique accueille les 15 et 16 septembre un rassemblement de plus de 200 combi VW anciens…

Mickaël Bosredon

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Le rassemblement de combis se poursuit ce dimanche.
Le rassemblement de combis se poursuit ce dimanche. — M.Bosredon / 20 Minutes
  • Soulac-sur-Mer organise la première édition de l’événement Splach, qui va réunir plus de 200 vieux combis VW.
  • La cote de ce véhicule a explosé ces dernières années et certains modèles très rares se vendent désormais plus de 200.000 euros.
  • Philippe Dazi, qui habite près de Bordeaux en Gironde, viendra y présenter son modèle huit places de 1977.

Tee-shirts, plaques, objets de déco… A parcourir le centre-ville de Soulac-sur-Mer, sur la côte médocaine en Gironde, on s’aperçoit que la station balnéaire, à l’instar de la côte basque, a succombé elle aussi à la folie « Combi Volkswagen. »

Un magnifique combi 11 fenêtres qui sera présenté au rassemblement de Soulac-sur-Mer.
Un magnifique combi 11 fenêtres qui sera présenté au rassemblement de Soulac-sur-Mer. - Splash

Pour surfer sur cette vague, la ville accueille ce week-end son premier rassemblement de combi VW. L'événement, intitulé Splach, devrait réunir plus de 200 véhicules. Uniquement des modèles Split et Bay Window. Lionel Brabant, à l’origine de la manifestation, est un Soulacais de 46 ans qui roule lui-même avec un combi, « et c’est le premier véhicule sur lequel j’ai conduit. » Un vrai fan, donc. « Mais je suis loin des passionnés que l’on va retrouver ce week-end, avoue-t-il, eux ils font la différence en un coup d’œil entre un modèle de 1972 et un autre de 1973, je n’en suis pas là. »

Un combi Volkswagen T2B, qui sera présenté au rassemblement de Soulac.
Un combi Volkswagen T2B, qui sera présenté au rassemblement de Soulac. - Splash

Les combis californiens généralement en meilleur état que les Européens

Des passionnés qui ont été rameutés par l’intermédiaire de Vintage Autohaus, un importateur de vieux véhicules américains en France, basé près de Fumel (Lot-et-Garonne). Spécialiste de l’univers VW, cet atelier restaure beaucoup de combis importés de la côte ouest des USA.

« La particularité des combis provenant de la côte ouest américaine, est qu’ils sont plus sains que ceux que l’on trouve en Europe, nous explique le patron de l’atelier, K-Rot. D’abord parce que le climat californien, sec, abîme moins les carrosseries, ensuite parce que les Américains vouent un véritable culte à l’automobile, et qu’ils en prennent beaucoup plus soin que par chez nous. »

La cote des combis a littéralement explosé ces dernières années. Selon ce carrossier spécialiste du véhicule, il vous faudra débourser « au minimum 20.000 euros pour un combi d’entrée de gamme, en bon état » et les prix peuvent désormais « dépasser les 200.000 euros » pour certains modèles très rares, assure-t-il. Un petit tour sur des sites spécialisés nous prouve en effet qu’il est désormais courant d’en trouver autour des 100.000 euros. Une surenchère qui agace les aficionados. « C’était ma première bagnole quand j’avais 18 ans, et ça valait 500 balles à l’époque » se souvient K-Rot.

De la cox au combi, une trajectoire assez courante

Résidant dans la banlieue bordelaise, Philippe Dazi participera ce week-end au rassemblement de Soulac. Avec sa compagne Lucie, ils ont acheté un modèle de 1977, 6.000 euros en 2011. « Aujourd’hui il vaut certainement autour de 20.000 euros » estime-t-il.

Philippe Dazi et son combi VW de 1977, entièrement d'origine.
Philippe Dazi et son combi VW de 1977, entièrement d'origine. - P.Dazi

Plus qu'un passionné, Philippe Dazi, 45 ans, est un puriste de la marque VW, et a déjà fait l’objet de reportages de plusieurs pages dans des magazines spécialisés. « J’ai acheté ma première Coccinelle à l’âge de 17 ans, puis j’ai commencé à participer à mes premiers meetings autour de cette voiture, à Mérignac. De fil en aiguille, on échange avec d’autres passionnés, et on en apprend de plus en plus. » Il a possédé successivement une cox 1200 de 1971, une cox de 1958, et une autre de 1950 qu'il détient encore.

Comme beaucoup d’autres passionnés de VW, il en est venu au combi lorsqu’il est devenu père de famille, et qu’il ne fallait plus se déplacer seul ou en couple, mais à quatre ou cinq. « Le combi a cet avantage de pouvoir transporter du monde, on peut y installer une table, camper dedans… » Pratique, tout en restant cool. Un véritable état d’esprit, quoi. « Son succès, c’est sa forme ronde, et l’image de liberté qu’il renvoie. » Si l’engin est « facile à bricoler » assure-t-il, il faut tout de même avoir quelques notions de mécanique.

Entre les 9, 15, 21 ou 23 fenêtres… Une multitude de modèles

Son combi est un bus huit places totalement d’origine, avec des options tel que le toit ouvrant rigide. « Il a un passage entre les deux places avant appelé “Walk Thru” et a été trouvé non loin de Bordeaux en seconde main avec ses plaques 33 », ajoute le spécialiste, qui précise que s’il existe deux grands modèles de combi, les variantes sont en revanche innombrables entre les « 9, 15 ou 21 fenêtres, jusqu’au bus samba 23 fenêtres, sans compter les diverses options possible. »

Bref, si vous voulez tout savoir sur l’univers du combi, c’est à Soulac qu’il faudra être ce week-end. Les passionnés seront là pour vous en ouvrir toutes les portes. Le rassemblement aura lieu sur le front de mer, samedi 15 et dimanche 16 septembre.

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