Nadine Grafeille: «Ce serait dommage de se passer des hommes»

INTERVIEW Nadine Grafeille, sexologue, analyse la mode des sex-shops.

Recueilli par M. G.

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Nadine Grafeille
Nadine Grafeille — P. SAURA / 20 MINUTES
Comment analysez-vous la vogue des sex-toys ?

Notre société est de plus en plus permissive. La sexologie et la contraception dédramatisent les situations sexuelles et notamment la masturbation. Je crois que les gens en ont assez du porno, mais qu'ils ne veulent pas non plus d'une sexualité à la papa. Les objets amènent une fantaisie dans le couple, de nouvelles chorégraphies...

Prescrivez-vous ce genre d'objets ?

Oui, car ils peuvent aider certaines femmes inhibées à oser aller à la recherche de leurs sensations.

Quelles en sont les limites ?

Il ne faut pas croire qu'ils résoudront tous les problèmes. On est dans une logique de consommation, de plaisir facile. Et pour la relation, ce serait dommage de se passer des hommes !