Bordeaux: Une cité de l’aéronautique pensée sur le modèle de la Cité du vin

ECONOMIE Une cité des savoirs de l’aéronautique et de l’espace à Mérignac, près de Bordeaux, à proximité des grands du secteur comme Thalès, Dassault, Ariane et Sabena se dessine…

Elsa Provenzano

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L'usine d'assemblage Dassault, un des industriels qui soutient le projet Tarmaq.
L'usine d'assemblage Dassault, un des industriels qui soutient le projet Tarmaq. — WITT/SIPA
  • Une cité de l’aéronautique et de l’espace est en projet près de Bordeaux, à proximité des grands groupes industriels du secteur.
  • Le projet mêlera formation, tourisme industriel et valorisation du patrimoine.
  • Une desserte par les transports en commun est promise par la métropole.

Elle est présentée comme le pendant de la Cité du vin à Bordeaux dans le secteur de l’aéronautique et de l’espace. Dénommée provisoirement Tarmaq, il s’agit d’un projet sur plus de 10 hectares à Mérignac près de Bordeaux, à proximité des grands du secteur comme Thalès, Dassault, Ariane et Sabena. Industriels et élus étaient rassemblés ce vendredi à Mérignac pour préciser les contours de ce projet évalué à environ 74 millions d’euros.

C’est la mairie de Mérignac qui a demandé à Aérocampus, centre de formation en maintenance aéronautique de réfléchir à un projet pour valoriser la filière. La métropole est peu associée à l’aéronautique malgré une concentration de grands groupes, qui ont tendance à renforcer leurs ancrages locaux ces dernières années.

Un objectif d’au moins 200.000 visiteurs par an

A l’intérieur du site plusieurs ambitions : développer la formation, proposer une offre de tourisme industrielle en proposant aux grands groupes une vitrine technologique, un lieu pour le grand public sous forme de parc à thème et un volet patrimonial sur l’histoire de l’aviation. L’étude de faisabilité réalisée par Aérocampus pour les acteurs publics montre qu’il faudra atteindre 200.000 visiteurs par an pour parvenir à l’équilibre financier.

« Nous avons 320 scolaires et apprentis aujourd’hui contre 80 il y a six ans, c’est le reflet de la vitalité de la filière », estime Jérôme Verschave, directeur de l’Aérocampus. Il présente le projet comme la possibilité de faire l’expérience de l’avion plutôt que de simplement admirer des aéronefs. « L’idée est par exemple de faire l’expérience du montage démontage, Aérocampus aura des plateaux techniques ouverts sur le site », explique-t-il. Les expositions seront tournantes pour faire revenir les clients.

Un ticket commun avec la Cité du vin ?

Le modèle à suivre, selon Alain Anziani, le maire de Mérignac, ce n’est ni Aeroscopia, ni le musée de l’air et de l’espace mais le Museum of Flight de Seattle, un établissement privé autour de Boeing. Dans son fonctionnement, il s’inspirera de la Cité du vin : fort recours au mécénat et une fondation l’exploitera. Il pourrait même y avoir une billettique commune pour les deux structures.

La métropole soutient le projet en mettant à disposition les hectares dont elle est propriétaire (quasi la moitié de la surface du site). « Sur le volet mobilité, l’extension du tram A vers la zone aéroportuaire est en bonne voie et le bus à haut niveau de service a eu un avis favorable de l’autorité environnementale et pourrait être mis en place à la rentrée 2019 », a précisé Alain Juppé, président de la métropole.

Si toutes les étapes s’enchaînent, la prochaine étant la maîtrise foncière, la construction du site devrait commencer en 2021 pour une ouverture envisagée en 2023.

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