Bordeaux: A peine ouvert, le coffee shop se voit contraint de fermer

LEGISLATION L'établissement vendant des produits dérivés de cannabis a baissé le rideau et son gérant a été placé en garde à vue...

M.B. avec AFP

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Coincé dans un cadre juridique flou, le CBD n’a toutefois rien d’illégal
Coincé dans un cadre juridique flou, le CBD n’a toutefois rien d’illégal — R.LESCURIEUX / 20Minutes
  • Ces établissements profitent d'un flou juridique pour vendre un dérivé du cannabis.
  • Malgré tout, les perquisitions à l'encontre de ces coffee shops se multiplient ces dernières semaines.

A peine quarante-huit heures après son ouverture, un « coffee-shop » vendant des produits dérivés de cannabis a baissé le rideau, mercredi à Bordeaux, et son gérant a été placé en garde à vue, a-t-on appris jeudi auprès de la police.

Le gérant, un jeune homme âgé de 26 ans, était toujours en garde à vue pour « infraction à la législation sur les stupéfiants », jeudi matin au commissariat central, a précisé à la police, confirmant une information de Sud Ouest.

Multiplication des perquisitions d’établissements

Lors d’une perquisition, les enquêteurs ont effectué des prélèvements pour analyses de plusieurs produits vendus dans ce coffee-shop situé dans un quartier étudiant et populaire du centre de Bordeaux. On pouvait y acheter fleurs de chanvre, tisanes et autres recharges de cigarettes électroniques, à base de cannabidiol (CBD), affichant un taux, censé être autorisé, de THC (composant du cannabis qui a un effet psychotrope) inférieur à 0,2 %. 

Les coffee-shops profitent en effet d’un flou juridique qui autorise le CBD dès lors que la teneur en THC n’excède pas 0,2 %. Ces dernières semaines, la police a multiplié les perquisitions d'établissements qui commercialisent des produits à base de cannabidol (CBD), dans tout l’Hexagone.

Vers une clarification de la loi

Le 17 juin la ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis une clarification de la loi, face au boom actuel de coffee-shops qui s’ouvrent sur une « zone grise du droit », pour vendre un dérivé du cannabis.

Dans les prochains mois, la législation sur les stupéfiants devrait par ailleurs évoluer en France : le gouvernement souhaite ainsi que leur usage, en particulier celui du cannabis, soit sanctionné d’une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros.

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