Bordeaux: Une pénurie de locations signalée par l’union des syndicats de l’immobilier

IMMOBILIER L’union des syndicats de l’immobilier communique sur une pénurie de logements à louer sur Bordeaux. Il y a encore moins de biens à la location qu’en 2017 et les prix sont à la hausse…

E.P.

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Illustration immobilier, les quais à Bordeaux.
Illustration immobilier, les quais à Bordeaux. — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • L’union des syndicats de l’immobilier (Unis) alerte sur une pénurie de logements à louer sur Bordeaux. Les offres seraient en baisse de 34 % par rapport à 2017.
  • Pour l’Unis, les mesures pour réguler Airbnb sont insuffisantes.
  • Les logements concernés sont ceux destinés aux étudiants mais aussi aux familles.

Trouver un logement à louer sur Bordeaux en ce moment est un vrai parcours du combattant. Les offres sont rares et les propriétaires qui mettent leur bien sur le marché sont assaillis de candidatures. Déjà à la rentrée, élus, organisations professionnelles et syndicat étudiant avaient dénoncé une pénurie de logements de petite taille, mettant gravement en difficulté les étudiants.

Cette semaine, c’est l’union des syndicats de l’immobilier (Unis) qui alerte à nouveau sur la situation du secteur locatif à Bordeaux. Le manque d’offres a des conséquences sur les étudiants mais aussi les familles.

Une baisse des offres de 34 %

« Les professionnels bordelais qui louent les logements enregistrent en moyenne une baisse de 34 % par rapport à l’an dernier qui était déjà une année difficile. Les grandes surfaces T3 et T4 sont les plus concernées par cette baisse », explique l’Unis dans son communiqué. Et en plus, les loyers sont légèrement en hausse, soit +1,3 % par rapport à 2017. Le prix au m2 s’établit à 16,85 euros le m2 pour les studios et les T1 et 12,65 euros le m2 pour les T2, par exemple.

Pour l’Unis, les mesures prises par la mairie de Bordeaux pour encadrer la location abusive via des plateformes de type Airbnb sont insuffisantes, notamment la limitation à 120 jours. La rentabilité financière penche toujours du côté de cette location saisonnière. « L’exemple d’un T2 de 48 m² loué sur Airbnb 70 euros la nuit rapportera 8.400 euros par an au propriétaire qui disposera d’un logement le reste du temps contre 7.300 euros par an pour une location classique. Sans compter les nombreux diagnostics obligatoires, le risque locatif et une fiscalité élevée, c’est donc sans surprise que beaucoup de bailleurs se détournent de la location simple », détaille Daniel Seignat, président de l’Unis.

Le syndicat préconise dans son communiqué des mesures qui ne relèvent pas toutes du pouvoir de décision municipal. « Parmi elles : supprimer des dispositions de la loi Boutin interdisant au bailleur de cumuler une assurance loyer impayée et un cautionnaire, revoir les plafonds de ressources des candidats locataires de certains dispositifs locatifs et enfin redonner aux bailleurs l’envie de louer en assimilant leur investissement à celui amortissable d’une entreprise. »

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