VIDEO. Bordeaux: Le muséum fait peau neuve et présente ses nouveaux spécimens

SCIENCES Fermé depuis 2010, le muséum de Bordeaux doit rouvrir en novembre, et accueille en ce moment les spécimens qui seront exposés…

Mickaël Bosredon
— 
La grande galerie d'exposition du muséum de Bordeaux, qui doit rouvrir en novembre 2018
La grande galerie d'exposition du muséum de Bordeaux, qui doit rouvrir en novembre 2018 — M.Bosredon/20Minutes
  • Les travaux du muséum touchent à leur fin et l’installation des 4.000 spécimens commence.
  • Outre l’exposition permanente, des salles semi-temporaires seront proposées au public.
  • L’objectif du nouveau muséum est de s’ancrer dans son territoire, et de valoriser la préservation de la nature.

A moins de six mois de son ouverture, programmée en novembre prochain, le muséum de Bordeaux commence à prendre de belles couleurs. La salle d’exposition permanente, au deuxième étage, est notamment bien avancée et laisse deviner un endroit résolument contemporain.


Les arrivées de spécimens qui vont remplir les salles de collection se font désormais à un rythme quotidien. Mardi, ce sont un guanaco d'Amérique du sud (un camélidé), un dromadaire, un hippopotame, un mouflon d’Amérique, un bénitier, une autruche, un crocodile et un esturgeon qui ont été transférés du centre de conservation des collections, situé à Bacalan. Celui-ci abrite les 1,1 million de spécimens du muséum, mais seuls 400.000 prendront place au sein de l’établissement rénové.

De nouvelles acquisitions d’espèces, et des restaurations de spécimens

L’hippopotame, Puppschen, vient du zoo de Pessac, où elle est décédée d’une occlusion intestinale, et le dromadaire vient de Thoiry. Il s’agit d’acquisitions récentes. « Depuis la fermeture du muséum, il y a eu de nombreuses acquisitions, et nous avons aussi procédé à la restauration de tous les spécimens qui seront exposés » explique Victoire Pineau, en charge de la communication.


« Le chantier a concerné trois bâtiments, poursuit-elle. Il a fallu construire le centre de conservation des collections, réhabiliter des bureaux dans le pavillon administratif pour le personnel, et une fois le muséum vidé, on a commencé les travaux du bâtiment. Il a fallu également procéder au recollement, car depuis 2008 c’est une mission obligatoire pour tous les musées, ce qui a représenté un travail immense. C’est donc un projet global. »

Une muséographie revue

Toute la muséographie a été revue. « On a fait travailler un groupement constitué autour d’un projet d’architecture, celui de Sébastien Loiseau. Il y a plusieurs agrandissements avec notamment des espaces ateliers transformés en un espace enfant, le musée des tout-petits. Et une nouvelle salle de 500 m2 a été créée en sous-sol, qui est divisible en deux par un système de cloison mobile. »

Le premier étage, le rez-de-chaussée et le sous-sol présenteront des expositions temporaires, et les collections tourneront en fonction des thématiques. « La conservatrice Nathalie Mémoire et son équipe ont souhaité donner des temps de rendez-vous différents au public, précise Victoire Pineau. Il pourra ainsi voir le parcours permanent, ainsi que trois salles d’exposition semi-permanentes : une consacrée au littoral aquitain dans laquelle on reconstitue les environnements naturels, une à l’alimentation qui s’appellera « mange-moi si tu peux », et le musée des tout-petits pour les enfants de moins de 6 ans. Dans les salles d’exposition semi-permanente, l’exposition sera changée tous les trois à cinq ans. »

La salle d'exposition du premier étage sera consacrée au littoral aquitain.
La salle d'exposition du premier étage sera consacrée au littoral aquitain. - M.Bosredon/20Minutes

Spectacle multimédia

Une grande place sera réservée aux fossiles. « Les fossiles représentent nos plus grosses collections avec les coquillages, explique Matthieu Landreau, régisseur des collections. Nos plus grosses pièces sont des ammonites qui remontent au secondaire. »

Mais le futur muséum se veut surtout résolument ancré dans son époque. Et le multimédia y aura toute sa place. Dans la salle d’exposition permanente du deuxième étage, « on aura deux écrans au plafond qui proposeront plusieurs fois par jour un spectacle multimédia, annonce Victoire Pineau. Le public sera en immersion : les lumières seront éteintes et le spectacle durera environ quinze minutes. Il permettra d’avoir les clés de connaissance des différentes collections du muséum. Et c’est un moment d’évasion, car on voit les animaux dans leur milieu naturel. L’intention première c’est l’émerveillement, dans l’objectif d’en apprendre davantage sur les spécimens et la préservation de la nature. »

Pour les fans du muséum, fermé depuis 2010, et qui attendent impatiemment sa réouverture, il ne reste plus que quelques mois de patience…