Bordeaux: Une miellerie collective pour prouver que « c'est possible de fabriquer du miel en ville »

ENVIRONNEMENT Une miellerie collective est inaugurée ce mardi à Eysines, près de Bordeaux, pour soutenir les apiculteurs amateurs en milieu urbain…

Mickaël Bosredon

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La miellerie collective de Bordeaux Métropole, à Eysines.
La miellerie collective de Bordeaux Métropole, à Eysines. — La miellerie collective de Bordeaux Métropole
  • Initiée par Bordeaux Métropole, la structure est gérée par une association.
  • Elle propose un local et les outils adéquats pour venir extraire le miel de sa ruche.
  • L’association espère susciter des vocations.

C’est une première sur la métropole de Bordeaux. Ce mardi sera inaugurée la première miellerie collective de l'agglomération. Basée à Eysines, la structure ambitionne de devenir un outil de développement pour les apiculteurs amateurs en milieu urbain.

Initié par Bordeaux Métropole, et notamment son vice-président à la nature Clément Rossignol, le projet a été confié à une association, « La miellerie collective de Bordeaux Métropole », composée d’une dizaine de personnes. « Le projet est né en 2014, et l’association est née en 2015 », rappelle le président de La miellerie collective, Claude Bodin. Un local appartenant à la métropole, situé dans les garages de l’ancienne gare d’Eysines, a ensuite été mis à disposition de la structure.

« Pas forcément rentable d’investir dans un extracteur »

Le but de cette miellerie est de permettre à des apiculteurs amateurs de venir extraire leur miel dans ce local, qui est équipé de tous les outils nécessaires, en apportant leurs cadres de cire. « Ce n’est pas forcément rentable pour un apiculteur qui possède moins de dix ruches, d’investir dans un extracteur », explique encore Claude Bodin.

La miellerie espère aussi susciter les vocations, en prouvant que « c’est possible de fabriquer du miel en milieu urbain, et que l’on peut obtenir des récoltes tout à fait intéressantes. » Elle compte à ce jour une trentaine d’adhérents, mais espère que l’inauguration du site va attirer de nouveaux membres. « A plus long terme, nous aimerions aller plus loin, pourquoi pas s’ouvrir à l’animation et à de la formation. »

« Outil de sensibilisation à la biodiversité »

En revanche, ce n’est pas parce que les ruches se situent en ville, qu’elles sont pour autant à l’abri des épisodes de mortalité qui touchent les abeilles ces derniers temps. « Entre les pesticides, la pollution urbaine, le frelon asiatique… Il existe aujourd’hui un cocktail d’éléments qui expliquent la forte mortalité des abeilles depuis deux ans. Surtout lorsqu’on connaît, comme cette année, des hivers traînent en longueur. »

Cette initiative, qui se veut également comme « un outil de sensibilisation à la biodiversité », a été retenue dans le cadre de l’appel à projet « Territoire à énergie positive pour la croissance verte » organisé par la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), et a été financée par l’Etat à hauteur de 65.600 euros, la ville d’Eysines (26.800 euros) et Bordeaux Métropole (26.800 euros).