La vague victime de sa vogue

Sophie d'Ambra - ©2008 20 minutes

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Le mascaret serait-il victime de son succès ? Face à l'affluence croissante observée au fil des ans sur cette célèbre vague, une réglementation de la navigation vient d'être instaurée par la préfecture. En période de forte affluence, jusqu'à 300 personnes peuvent en effet se retrouver à chevaucher les eaux boueuses de cette partie de la Dordogne. Mais les choses ont commencé à se compliquer en 2005, quand les amateurs de jet-skis se sont mis à surfer eux aussi cette vague. « Nous redoutons qu'une collision finisse par se produire et c'est pour cela que nous avons pris cet arrêté préfectoral », explique le sous-préfet de Libourne, Antoine Prax. Tout s'est fait en concertation avec différents représentants d'associations de surfeurs et de motonautisme. « Ils étaient demandeurs d'une telle réglementation », affirme le sous-préfet.

L'arrêté, qui s'applique entre le 15 avril et le 31 octobre, concerne le secteur compris entre le pont de Pierre de Libourne et les lignes haute tension à Ambès, c'est-à-dire la zone où le phénomène de mascaret est le plus important, avec des vagues pouvant atteindre 1,50 m. A ce niveau de la Dordogne, deux zones ont été délimitées. Sur une partie, l'utilisation des véhicules nautiques à moteur est interdite, alors que sur l'autre, c'est la pratique des sports de glisse qui est prohibée. « Cela permettra d'éviter qu'ils se mélangent sur un même site », selon Antoine Prax. Parallèlement, la vitesse des bateaux de plaisance et des véhicules nautiques à moteur sera, à cet endroit, limitée à 25 km/h.