Bordeaux: Au premier trimestre 2018, les prix de l’immobilier stagnent voire baissent

IMMOBILIER Le baromètre de MeilleursAgents.com parle d’une baisse de 0,7 % au mois de mars et les professionnels du secteur confirment une stagnation des prix de l’ancien sur le marché bordelais au premier trimestre 2018, après une année 2017 caractérisée par une escalade historique des prix…

Elsa Provenzano
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Les prix stagnent au premier trimestre 2018 après une hausse de 10 à 15 % en 2017.
Les prix stagnent au premier trimestre 2018 après une hausse de 10 à 15 % en 2017. — LODI FRANCK/SIPA
  • Alors qu’en 2017, les prix des appartements anciens ont augmenté de 12 % et ceux des maisons de 16 %, la tendance au premier trimestre 2018 est à la baisse.
  • Les professionnels du secteur estiment qu’un palier a peut être été atteint et qu’aujourd’hui les prix se négocient, ce qui était moins le cas en 2017.

Début avril, le site MeilleursAgents.com publiait son baromètre national de l'immobilier qui pointait « un refroidissement du marché à Bordeaux » après une escalade des prix historique en 2017. Le site estime que les prix ont baissé de 0,7 % sur le mois de mars dans la capitale girondine après une augmentation de 12 % sur le prix des appartements et de 16 % sur celui des maisons en 2017, selon la chambre des notaires de la Gironde.

« Les prix de vente stagnent au premier trimestre 2018 alors que les prix proposés à la vente augmentent encore », précise Jean-Marie Duffoire, agent immobilier à Bordeaux et vice-président de la fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM). Même s’il est encore trop tôt pour le dire, les prix pourraient avoir atteint un palier. « On a des offres en dessous des prix proposés et cela, on ne l’a pas observé en 2017 », ajoute-t-il. « On ne peut pas parler de baisse mais plutôt d'une stagnation des prix conjoncturelle en ce premier trimestre », estime Thibaut Sudre, notaire à Bordeaux. 

« Les acheteurs disent stoppent »

Sur le centre historique de Bordeaux (bâtisses du XVIIIe siècle) la fourchette des prix est de 5.000 à 6.500 euros le m2 et sur la ville de pierres (bâti du XIX et XXe siècle) ils varient entre 4.000 et 5.000 euros. Pour ce spécialiste du marché Bordelais, les prix se sont déjà assez emballés et « les acheteurs disent stoppent ». Parmi eux, pas que des Parisiens mais beaucoup de clients extérieurs à Bordeaux qui s’intéressent à une ville qui a la vent en poupe mais aussi à sa métropole.

Pour certaines villes de la Métropole comme Saint-Médard, le Haillan ou Bruges les tarifs sont déjà compris entre 4.000 à 4.500 le m2 alors qu’il y a un an, ils s’établissaient plutôt entre 3.800 et 4.000 m2. « Une stagnation des prix, ça ne serait pas plus mal, on n’est qu’à Bordeaux », commente Jean-Marie Duffoire. Selon lui, ce petit coup de froid sur les prix serait plutôt une bonne nouvelle et pourrait même annoncer un meilleur volume de transactions dans les mois qui viennent.  « A mon avis, les prix ne vont pas baisser, ce qui les fait monter ce ne sont pas les constructions neuves mais l'ancien recherché, en coeur historique », pointe maître Thibaut Sudre. 

Il faudra un an de recul pour apprécier si cette tendance de stagnation voire de légère baisse des prix se confirme sur le marché bordelais.