Nouvelle-Aquitaine: En pleine tempête sur les lignes TER, mobilisation autour du tronçon Libourne-Bergerac

TRANSPORTS Alors que le rapport Spinetta menace certaines lignes TER, les élus se sont mobilisés pour lancer rapidement les travaux de rénovation du tronçon Libourne-Bergerac...

Mickaël Bosredon

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Le 10 février 2016, illustration TER en gare de Blanquefort (Gironde)
Le 10 février 2016, illustration TER en gare de Blanquefort (Gironde) —
  • Le coût de la rénovation de cette ligne s'est envolé, passant de 45 millions d'euros à plus de 80 millions.
  • Les élus des deux départements se sont toutefois mobilisés et espèrent maintenant des travaux en janvier 2019.

Il faut sauver la ligne TER Libourne-Bergerac. Même si elle ne semble plus être dans le viseur de la SNCF, « compte tenu de sa fréquentation et de sa compétitivité par rapport aux alternatives routières », selon des propos récents de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, le rapport Spinetta qui vient d’être remis au gouvernement fait tout de même planer des menaces sur certaines petites lignes régionales.

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Et puis, il y a les coûts. Le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine a confirmé il y a quelques jours que la rénovation de cette ligne « s’avère au regard des dernières études fournies par la SNCF, d’un coût très supérieur à celui inscrit dans le contrat en 2015. » On parle en effet désormais de 80 à 90 millions d’euros, au lieu de 45 millions d’euros.

Contribution du conseil départemental de la Gironde d’un million d’euros

Le préfet, qui souhaite « aboutir rapidement » à cette rénovation, a donc sollicité à nouveau les collectivités pour boucler un nouveau plan de financement. Face au danger qui planait sur cette rénovation, Jean-Luc Gleyze, président PS du conseil départemental de la Gironde, est rapidement monté au créneau et vient d'annoncer qu'il apporterait 1 million d'euros, ce qui porte à 6,5 millions d’euros la contribution des deux départements de la Dordogne et de la Gironde, associés aux communautés de communes du secteur.

La ligne transporte 2.500 passagers par jour et permet aussi aux Bordelais de rejoindre la Dordogne par le train.

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Une vitesse réduite à cause de l’état de la ligne

La contribution de la Gironde devrait permettre de débloquer la situation, et les élus espèrent maintenant un début de travaux pour janvier 2019. Des travaux qui permettraient aux TER de pouvoir rouler à 120 km/h sur cette portion de 53 km, alors que leur vitesse est très souvent réduite à 40 km/h en raison de l’état de la ligne.

Encore que. Le tronçon Bergerac-Sarlat, situé dans la continuité de celui entre Libourne et Bergerac, a bénéficié d’une rénovation en 2013-2014, mais « malgré 44 millions d’euros de travaux, on continue à rouler à 55-60 km/heure, explique Jean-François Martinet, président de l’association Périgord Rail Plus. La desserte n’a pas été améliorée. »