Bordeaux: Un projet de parc à thème autour de l’aéronautique annoncé pour 2021

LOISIRS Le projet Tarmaq, encore au stade de l’étude, prévoit d’installer sur 35.000 m2 à Mérignac, entre Thalès et Dassault, un centre des cultures aéronautiques, comprenant un espace loisirs pour le grand public…

Elsa Provenzano
Des chantiers de rénovation d'avions seront accessibles au public dans le futur parc à thèmes.
Des chantiers de rénovation d'avions seront accessibles au public dans le futur parc à thèmes. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP
  • Une étude de faisabilité du projet Tarmaq a été réalisée par Aérocampus, centre de formation aréonautique, et financé par la Région, la Métropole et plusieurs industriels aéronautique.
  • Le projet Tarmaq est présenté comme un espace « permettant de faire l’expérience de l’avion sous toutes ses formes » sur 35.000 m2. Il sera situé à Mérignac, entre les entreprises Dassault et Thalès.
  • Le coût du projet est évalué à 70 millions d’euros et il devrait débuter aux environs de 2021.

« Ce qu’on ne veut pas faire, c’est un musée sur les avions, prévient Jérôme Verschave, directeur de l’Aérocampus, structure en charge de l’étude de faisabilité du projet Tarmaq. On veut permettre aux visiteurs de faire l’expérience de l’avion, par exemple avec des lunettes de réalité augmentée, des simulations de vols etc. » Tarmaq est présenté comme « le lieu de toutes les cultures aéronautiques », avec une forte dominante loisirs destinée au grand public (jeux d’arcade, cinéma vertical, pilotage de drones loisirs etc.) Le début du projet est annoncé pour 2021.

Expérience aéronautique et tourisme industriel

Il devrait se réaliser sur 35,000 m2 à Mérignac, entre Thalès et Dassault, pour un montant estimé de 70 millions d’euros. Les financeurs de cette étude de faisabilité sont la Région, la Métropole, la ville de Mérignac, Dassault, Sabena Technics et Thalès. Ces industriels ont un intérêt direct à l’installation du site à cet endroit, pour proposer aux visiteurs de découvrir leurs installations mais aussi pour exposer leurs dernières technologies au sein du parc de loisirs. « Il y aura en permanence un chantier de rénovation d’un avion ou d’un aéronef visible par le public », précise le directeur d’Aérocampus. Un mini-aéroport, destiné à expliquer le fonctionnement d’un tel équipement aux enfants, pourrait aussi avoir sa place sur le site.

L’idée est de proposer un parc au fort renouvellement, avec des expositions temporaires, afin de donner aux visiteurs envie de revenir. « Les musées, comme celui de l’air et de l’espace du Bourget par exemple, voient leurs fréquentations diminuer, pointe Alain Anziani, le maire de Mérignac. Nous, on veut quelque chose de plus dynamique. »

Un tarif de 25 euros

L’espace patrimoine du projet permettra de valoriser la collection du conservatoire de l’Air et de l’Espace d’Aquitaine, 67 avions et aéronefs, qui actuellement se trouve stockée dans un hangar de la base aérienne 106 inaccessible au public. Pour les visiteurs, l’accès au site Tarmaq et aux ateliers industriels voisins sera proposé à un tarif de 25 euros. Hôtel et restaurant complètent l’offre du site, qui espère accueillir 200.000 visiteurs dès sa troisième année d’exploitation.

Lorsque le financement de l’opération sera bouclé, un appel d’offres pour désigner l’opérateur privé qui aura en charge l’exploitation du parc sera lancé. Le nom tarmaq, dont l’orthographe a été modifiée pour faire allusion à la région aquitaine, pourrait lui aussi changer au cours de l’avancement du projet.

Concernant l’accessibilité de Tarmaq, le maire de Mérignac rappelle que les 220 millions d’euros investis prochainement sur la zone de l’Aéroparc vont profiter au site, dont la parcelle de 9 hectares est pour l’instant maîtrisée pour moitié par les collectivités locales.