Bordeaux: Trottinettes électriques, gyropodes... Les engins électriques urbains vont avoir leur compétition

INITIATIVE L’association du Bouscat Wheelers 33 organisera en juin prochain les premiers « Wheels Games », une compétition réunissant les pratiquants de gyroroues, gyropodes, trottinettes électriques…

Mickaël Bosredon

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L'association Wheelers 33, basée au Bouscat près de Bordeaux, organise en juin 2018 la première compétition des nouvelles mobilités électriques.
L'association Wheelers 33, basée au Bouscat près de Bordeaux, organise en juin 2018 la première compétition des nouvelles mobilités électriques. — Wheelers33
  • La ville de Monségur en Gironde accueillera les premières compétitions des nouvelles mobilités électriques.
  • L’association Wheelers 33 accompagne, elle, les pratiquants de gyroroues ou autres trottinettes électriques sur Bordeaux.

Ce sera la première compétition du genre en France. Les 9 et 10 juin 2018, l'association du Bouscat Wheelers 33 va organiser la première édition des « Wheels Games », une rencontre sur les mobilités électriques.

« L’idée est de faire se réunir les pratiquants de ces nouvelles mobilités – roue électrique (ou gyroroue), trottinette électrique, gyropode… – pour des courses de vitesse, de lenteur, d’agilité et de cross », explique Frédéric Lacoste, président de Wheelers 33. L’événement se tiendra à Monségur (Gironde), entre Libourne et Marmande, ville où l’association a reçu une écoute de la part de la mairie, qui lui mettra des terrains à disposition. « Et j’ai déjà des demandes de renseignements de toute la France. »

« Un des premiers à pratiquer la Gyroroue sur Bordeaux »

Wheelers 33 est née il y a deux ans, face au constat de Frédéric Lacoste qu’il y avait sur Bordeaux de plus en plus de pratiquants de ces nouvelles mobilités. « Moi-même j’ai commencé la gyroroue il y a six ans. J’étais quasiment le premier sur Bordeaux. Mais j’ai tout de suite vu l’intérêt que cela suscitait. Je ne pouvais pas faire 200 mètres sans que l’on m’arrête pour me poser des questions », se souvient-il.

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Son association a pour but d’accompagner les pratiquants, parce que les débuts en ville peuvent être difficiles. D’aider au choix du matériel. « On trouve de tout sur le marché, assure Frédéric Lacoste, du bon et du mauvais. L’autonomie des gyroroues va de 15 à 180 km, pour une moyenne de 40 km. » Elle propose aussi des démonstrations, des essais, des cours, et organise des randonnées, des balades. Elle participe enfin à plusieurs animations en lien avec l’éco mobilité sur Bordeaux Métropole

« Cela peut aller sur tous les terrains »

Parmi la soixantaine d’adhérents à son association, Frédéric Lacoste est surpris des usages qui peuvent être faits de ces nouveaux matériels. « Il y a des gens qui garent leur voiture en périphérie de Bordeaux, attrapent leur gyroroue laissée dans le coffre, et effectuent tous leurs rendez-vous en centre-ville avec. C’est pratique car on peut prendre le bus ou le tram, et cela peut aller sur tous les terrains. »

Le passionné est en tout cas persuadé que, face aux débats sur les mobilités en ville, ces nouveaux engins ont un bel avenir devant eux.