Bordeaux: Un homme qui aurait crevé les pneus de 6.000 véhicules a été arrêté

FAITS DIVERS Depuis février 2011, un homme s’attaquait aux pneus des véhicules pour « se venger de la société ». Il a été interpellé mardi soir…

E.P. avec AFP

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Illustration d'un pneu crevé.
Illustration d'un pneu crevé. — Neal C. Lauron/SIPA

Un homme de 45 ans a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi à Bordeaux, soupçonné d'avoir crevé les pneus d'au moins 1.100 véhicules, peut-être jusqu'à 6.000, depuis plus de trois ans, a rapporté Sud-Ouest. 

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L'interpellation a eu lieu vers 2 h dans le centre de Bordeaux alors que l'homme semblait prêt à sévir de nouveau, intervient au terme de trois ans d'enquête. Des crevaisons en série ont été recensées et les riverains d'un quartier ont même lancé une pétition. 

L'homme, qui a reconnu les faits lors de sa garde à vue, pourrait avoir crevé des pneus sur 6.000 voitures depuis 2011, mais les enquêteurs ont surtout travaillé pour l'heure sur la base de 1.100 plaintes liées à des faits qui pourraient lui être imputés.

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« Pour se venger de la société »

Le suspect, un Bordelais sans profession, opérait de nuit à l'aide d'un fin poinçon, crevant surtout les pneus des voitures côté trottoir, pour éviter d'être repéré par les passants. L'enquête a été rendue difficile par le fait qu'il sévissait de manière irrégulière, par cycles «d'activité», parfois intense, alternant avec de longues période d'inactivité, en divers points de l'agglomération, à Bordeaux, Talence, Villenave d'Ornon, souvent « choisis » et dépourvus de caméras de surveillance.

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Il n'a, d'après les premiers éléments de l'enquête, guère offert d'autre explications pour ses actes qu'une « amertume à divers titres envers la société », et une « volonté de revanche », a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

L'enquête de la Sûreté urbaine, alliant police de proximité, éléments techniques, surveillance nocturne, a aussi mobilisé récemment plusieurs greffiers de justice pour processer les nombreuses plaintes. Le suspect a été placé en garde à vue pour dégradation volontaire de biens privés, dans l'attente d'un rendez-vous judiciaire.