Bordeaux: La qualité de l'air des boulevards désormais mesurée

ENVIRONNEMENT L'organisme de mesure de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine, Atmo, est en train de tester une nouvelle station de mesure de la qualité de l'air sur les boulevards à Bordeaux...

Mickaël Bosredon
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Station de mesure de la qualité de l'air sur les boulevards de Bordeaux
Station de mesure de la qualité de l'air sur les boulevards de Bordeaux — Atmo-Aquitaine

La place Gambetta entrant en travaux, la station de mesure de la qualité de l’air de l’association Atmo Nouvelle-Aquitaine - l’organisme chargé de mesurer cette qualité de l’air - qui s’y trouve va devoir déménager.

« Nous avons cherché un autre site urbain pour accueillir cette station, et en croisant différentes données (trafic de voitures, densité de population…) nous avons déterminé que les boulevards étaient les plus appropriés », explique Sylvanie Gassian, de l’organisme Atmo.

Quelque 40.000 véhicules par jour sur les boulevards

Deux stations y sont actuellement testées, boulevard Antoine Gautier et boulevard George Pompidou. Elles y resteront jusqu’au mois de décembre, le temps d’être comparées aux données de la station de Gambetta, avant qu’un choix ne soit effectué entre ces deux sites. « Dès lors, la station de Gambetta déménagera de façon pérenne sur le site sélectionné. »

Pour Atmo, ce sera l’occasion de mesurer précisément la pollution des boulevards, où 40.000 véhicules circulent par jour (contre 15.000 à Gambetta). « C’est une zone sensible au niveau des concentration de dioxyde l’azote et de particules fines, et l’objectif de la station fixe sera d’y mesurer la qualité de l’air en continu », confirme Sylvanie Gassian.

« Localement il subsiste des problématiques à proximité des axes routiers »

L’organisme Atmo compte neuf stations fixes sur la métropole bordelaise, à Ambès, Léognan, Saint-Sulpice, Mérignac, avenue Thiers, dans le quartier Grand Parc et place Gambetta à Bordeaux, à Bassens et Talence.

Des stations qui ont déterminé que, « globalement, la qualité de l’air a été bonne à très bonne cinq jours sur sept sur la Métropole en 2016, année qui a compté huit jours de pollution aux particules fines. » Cela, c’est pour la tendance générale, « mais localement il subsiste des problématiques à proximité des grands axes routiers, dues aux particules ou au dioxyde d’azote. »