Bordeaux Métropole: L'hébergement d'urgence déborde, un comité de suivi lancé

SOCIAL Lors d'un conseil de Métropole exceptionnel, auquel a été associé le préfet de la Gironde,  a été abordé ce mardi le thème de l’accueil des populations en situation d’urgence humanitaire...

Elsa Provenzano

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Bordeaux, 26 fevrier 2013. - Evacuation d'un partie du squat de Bulgares de l'avenue Thiers. - Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 26 fevrier 2013. - Evacuation d'un partie du squat de Bulgares de l'avenue Thiers. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • Un conseil de Métropole extraordinaire s’est tenu mardi avec comme seul ordre du jour l’hébergement d’urgence.
  • Un comité de suivi a été créé pour améliorer les échanges entre les acteurs en charge de l’accompagnement des populations fragilisées.

Après une motion proposée par le groupe EELV et votée à la majorité lors du conseil de Métropole de juillet 2017, un conseil de Métropole exceptionnel a été organisé ce mardi en présence de Pierre Dartout, préfet de la Gironde, sur le thème de l’accueil des populations en situation d’urgence humanitaire. « Depuis plusieurs mois, dans notre agglomération, comme dans d’autres territoires en France, nous constatons une augmentation continue des publics fragiles demandant une mise à l’abri », écrivait le groupe EELV pour motiver sa demande.

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Le préfet y a fait état de « l'augmentation forte de la demande d'asile (+64 %, 1.830 dossiers en 2015, 3.000 en 2017) et de l'immigration irrégulière, dans un contexte déjà tendu », évoquant la saturation du parc social et l'augmentation des prix des logements. Le nombre de mineurs étrangers non accompagnés a doublé depuis 2016. S'il estime la Gironde volontariste dans le domaine des créations de places d'hébergement d'urgence (1959 places existent, tous dispositifs confondus), il a plaidé en faveur d'un accroissement des efforts des collectivités devant la saturation constatée. 

« Que toutes les communes prennent leur part dans cet accueil »

« Nous avons demandé que soit mis en place un comité de suivi associant tous les acteurs de l’hébergement d’urgence (Métropole, Etat, conseil régional, conseil départemental, villes et associations) pour suivre les progrès réalisés », explique Jean Touzeau, vice-président en charge de l’habitat, du logement et de la politique de la ville à Bordeaux Métropole. Lors de cette assemblée plénière, le message a aussi été que « toutes les communes prennent leur part dans l’accueil des populations fragilisées ». Derrière cette formule, on pense aux familles Roms, Albanaises, Sahraouies qui vivent dans une grande précarité sur l’agglomération. En parallèle de la création d’espaces temporaires d’insertion pour les Roms, sur trois communes volontaires, la Métropole espère que plusieurs squats puissent être fermés.

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Au-delà des hébergements d’urgence, il a aussi été question du logement social, qui permet l’insertion de ces populations à la sortie des structures d’accueil temporaires. La première réunion du comité de suivi devrait avoir lieu début 2018.