L’enquête sur la mort d’un élève de Saint Cyr confiée au TGI de Bordeaux

JUSTICE Un jeune élève de l’école Saint-Cyr, située dans le Morbihan, avait été retrouvé sans vie en février 2016. Les parents ne croient pas à la thèse du suicide et l’affaire vient d’être dépaysée à Bordeaux, après qu’ils ont dénoncé des irrégularités dans l’enquête qui relève du parquet de Guéret…

E.P. avec AFP

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Les élèves de l'école militaire Saint-Cyr, en tenue de cérémonie.
Les élèves de l'école militaire Saint-Cyr, en tenue de cérémonie. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

L’enquête sur la mort d’un élève saint-cyrien en février 2016 retrouvé mort dans les toilettes du camp d’entraînement militaire de La Courtine, dans la Creuse et relevant du parquet de Guéret, a été dépaysée au TGI Bordeaux, a révélé le Parisien.

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La cour d’appel de Limoges, dont la décision a été rendue le 26 octobre, avait été saisie sur ce point par la mère de la victime, Michaël Lavocat, élève-officier de 22 ans. Il effectuait sa troisième et dernière année à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan, dans le Morbihan.

L’enquête critiquée par la famille

Sa mère dénonçait une trop grande proximité entre les gendarmes chargés de l’enquête et les militaires de La Courtine, et son avocat, Me Yassine Bouzrou, des « manquements » de la part du procureur de la République de Guéret.

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La mère du jeune homme avait également déposé plainte pour « destruction de preuves » à l’encontre de huit militaires, les accusant d’avoir jeté aux ordures des pièces à conviction importantes.

La thèse du suicide rejetée par la famille

En mai, le parquet de Guéret, chargé de l’enquête, avait conclu au suicide de l’élève-officier avec une arme de dotation et avait classé l’affaire sans suite. La mère du jeune homme avait alors déposé plainte avec constitution de partie civile, entraînant l’ouverture d’une information judiciaire.

Après la mort de l’élève-officier, le ministre de la Défense de l’époque, Jean-Yves Le Drian, avait ordonné « une enquête de commandement » pour éclaircir les circonstances de la mort. Cette enquête a conclu également à un suicide.

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Les parents ont toujours refusé de croire au suicide du jeune homme. Ce dernier, trois jours avant son décès, avait affirmé à son entourage militaire que son père était mort. Il en paraissait très affecté. Or le père du jeune homme, qui avait refait sa vie au Cameroun, était en parfaite santé.