Girondins de Bordeaux: La rouste reçue face au PSG peut-elle laisser des traces?

FOOTBALL Cette lourde défaite (6-2) au parc des Princes gâche un peu le bon début de saison des Bordelais…

Clément Carpentier

— 

Jérémy Toulalan a souvent été pris à défaut par Neymar.
Jérémy Toulalan a souvent été pris à défaut par Neymar. — Franck Fife
  • Un manque d’agressivité et une défense aux abois
  • Heureusement, Bordeaux ne jouera pas tous les semaines le PSG
  • L’automne s’annonce chaud pour les Girondins

« Ça donne mal au crâne », Jocelyn Gourvennec a dû mettre de longues minutes samedi soir à trouver le sommeil. Son équipe venait, en effet, d’encaisser un cinglant 6 à 2 au Parc des Princes quelques heures plus tôt. Si une défaite face au Paris Saint-Germain de Neymar n’a rien de honteux, l’ampleur du score et le contenu du match peuvent poser question du côté des Girondins. Alors ce match peut-il laisser des traces dans les têtes ?

>> A lire aussi : Ligue 1: Un PSG monstrueux engloutit de (pauvres) Girondins (6-2)... Revivez PSG-Bordeaux en direct

Oui car ce n’est jamais anodin…

Si un match face à Paris et ses stars « n’est pas révélateur de ce qu’on peut faire » selon l’entraîneur bordelais, il a tout de même fait ressortir des lacunes déjà aperçues cette saison. Comme à Lyon, une autre grosse équipe du championnat, les Girondins de Bordeaux ont été très rapidement menés au score à cause d’un manque d’agressivité : « Dans les intentions et les duels, nous n’y étions pas ! », analyse le défenseur  Jérémy Toulalan.

Dans cette rencontre, les Bordelais « ont été disciplinés pour faire les efforts ensemble » mais Jocelyn Gourvennec regrette que ses joueurs soient « restés à 2-3-4 mètres du porteur. Ça a été trop facile pour le PSG. On a été attentiste, peut-être trop attentif à l’organisation. » Et face au trio offensif parisien (Neymar-Cavani-Mbappé), ça ne pardonne pas. Déjà pointée du doigt cette saison, la défense centrale girondine a, une nouvelle fois, énormément souffert face à la vitesse des attaquants adverses. Si Jérémy Toulalan apporte de la qualité dans la relance, il est très souvent en grande difficulté contre des joueurs rapides et vifs (Depay et Traoré à Lyon, Pepe à Lille, Jean à Toulouse).

Non car c’était Paris en face !

Malgré cette fessée, « il n’y a rien de dramatique », tempère Benoît Costil. En effet, les matchs contre le PSG sont, avant tout, des « parenthèses dans une saison » comme le soulignait l’entraîneur bordelais avant la rencontre. « On aura une semaine de transition pour remettre les têtes à l’endroit. Il faut qu’on oublie ce match », ajoute ce dernier. Ça tombe bien, la trêve internationale est là pour ça.

Malcom a inscrit son 4e but de la saison face au PSG.
Malcom a inscrit son 4e but de la saison face au PSG. - Franck Fife

>> A lire aussi : Girondins de Bordeaux: Maturité, bosseur, talent, Seleção... Malcom, ce diamant à polir

De plus, les Girondins de Bordeaux ont, comme depuis deux mois, montré des choses offensivement (2 buts, 46 % de possession et 11 tirs) notamment grâce à Malcom, seul joueur à surnager. Tout le monde ne prendra pas 6-2 (quoique) comme eux mais tout le monde n’aura pas n’ont ces stats à la fin d’un fin d’un match face à Paris. Ce qui fait dire à Benoît Costil que « même si on avait eu un grand Bordeaux, peut-être que ça n’aurait pas suffi. On ne fait pas le même championnat que Paris. »

Une chose est sûre, l’automne sera révélateur 

Si au classement, les Bordelais tombent du podium, le bilan reste bon (4 victoires, 3 nuls et 1 défaite). « Quinze points après huit journées, pas mal d’équipes aimeraient les avoir. Nous, on les a », rappelle le gardien des marines et blancs alors que pour son coéquipier Théo Pellenard, « ce match ne remet pas du tout en question leur début de saison. »

>> A lire aussi : Girondins de Bordeaux: Pour le tifo géant de leurs 30 ans, les Ultramarines lancent une cagnotte

Maintenant, il va falloir rebondir après ce couac. Et les Girondins de Bordeaux vont être servis dans les prochaines semaines. Ils vont successivement affronter Nantes, Monaco, Rennes ou encore Marseille pendant l’automne. Benoît Costil espère voir son équipe « continuer son petit bonhomme de chemin et ne rien changer à sa ligne de conduite. Le groupe travaille et a un bon état d’esprit. » On espère surtout que les Bordelais auront repris leurs esprits (tout court) d’ici le 15 octobre pour le derby de l’Atlantique…