Bordeaux: Les eaux Abatilles s'industrialisent pour passer à la vitesse supérieure

ECONOMIE L'entreprise investit huit millions d'euros sur deux ans pour améliorer son outil et développer ses ventes, notamment à l'export...

Elsa Provenzano
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Chaîne d'embouteillage au sein de l'usine de l'eau des Abatilles à Arcachon
Chaîne d'embouteillage au sein de l'usine de l'eau des Abatilles à Arcachon — Abatilles
  • Abatilles s'équipe d'une deuxième ligne d'embouteillages pour développer ses ventes. 
  • Son O nitrate séduit les pays asiatiques au premier rang desquels le Japon, réputé très exigeant sur la qualité des produits. 

L’entreprise Abatilles  voit grand. Rachetée en 2013 par Hervé Maudet, négociant en vin et Jean Merlaut, propriétaire du Château Gruaud-Larose, la société qui puise son eau minérale à 472 mètres de profondeur à Arcachon, est en pleine croissance. Elle est passée de 41 millions de bouteilles vendues par an en 2013 à 45 millions aujourd’hui et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « On espère une augmentation des volumes de 20 % d’ici trois ans », précise Hervé Maudet, directeur général de la Source des Abatilles.

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Huit millions d’euros sur deux ans 

La première ligne d’embouteillages va être améliorée et une seconde va être construite et sera opérationnelle fin 2018, début 2019. « On aura alors changé 100 % de notre outil », souligne le directeur, qui vise une industrialisation, alors que la ressource est abondante. « L’Etat est propriétaire du sous-sol et délivre les autorisations de puiser, explique-t-il. Et on sait qu’on peut doubler notre capacité à puiser ». Au total, la société va investir huit millions d’euros sur les deux années à venir. Depuis 2013, le nombre de ses salariés est passé de 22 à 35.

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La Marque a une vraie visibilité régionale que l’entreprise entretient notamment avec sa présence sur les réseaux sociaux et ses partenariats sur de nombreuses manifestations sportives. En France, elle se vend principalement dans la région et elle commence à bien s'écouler sur le marché parisien. La marque a réussi à s'imposer dans le secteur de la restauration, sur lequel elle réalise un tiers de ses ventes. 

Le service export se développe aussi depuis un an, principalement sur l’Asie, (Japon, Singapour, Malaisie) et en Russie. « Le Japon est réputé pour appliquer un niveau d’exigence important sur les marchandises qu’il importe et a été convaincu par notre produit 0 nitrate », raconte Hervé Maudet. Les choix du Japon faisant autorité en la matière, la marque se développe bien dans les autres pays asiatiques.

Les Abatilles se déclinent en eau pétillante depuis 2010 mais l’eau plate en France et à l’export représente 80 % de ses ventes.