Cheveux (blonds) au vent, dents de requin... C'est vraiment comme ça une compétition de surf ?

CHAMPIONNATS DU MONDE Eh bien non, pas du tout...

Laetitia Dive

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Pas de dent de requin à l'horizon...
Pas de dent de requin à l'horizon... — Laetitia Dive
  • On a voulu vérifier les clichés qui circulent sur le monde de la glisse
  • A part des chemises hawaïennes, il n'y a pas grand chose à signaler

De notre envoyée spéciale à Biarritz

Sur la route vers Biarritz, où se tiennent les Mondiaux de surf jusqu’à dimanche, on s’y voyait déjà : des rouleaux de plusieurs mètres où des filles blondes et des garçons pleins de muscles glissent en souriant de toutes leurs dents bien blanches. Mais ça, on ne le voit qu’à Hollywood…

Aussi sérieux qu’un match de Ligue 1

Une vraie compétition de surf, c’est comme un tournoi de tennis international ou un match de foot en première division : c’est du sérieux. Et il y a tout l’attirail pour le prouver : arbitres, agents de sécurité, zone réservée à la presse ou encore panneaux avec pleins de sponsors. Voyez plutôt :

Un drapeau couvert de sponsors
Un drapeau couvert de sponsors - Laetitia Dive
Un policier qui patrouille sur les lieux de la compétition
Un policier qui patrouille sur les lieux de la compétition - Laetitia Dive
La zone de la compétition est clairement délimitée.
La zone de la compétition est clairement délimitée. - Laetitia Dive

Finalement, la grosse différence c’est qu’en guise de tribunes, il y a la plage et que n’importe qui peut pénétrer sur le terrain (enfin dans la mer), à condition de respecter la zone délimitée pour la compétition.

Où sont les vans ?

Côté ambiance, on a aussi constaté un sacré écart entre notre imaginaire et la réalité : quand les films nous montrent des vans bariolés d’où émanent des airs de reggae et (poussons le cliché jusqu’au bout) des effluves de marijuana, à Biarritz on a surtout vu des personnes de tous âges siroter bières ou limonades en regardant les surfeurs à l’horizon depuis une terrasse de café. Tout ça pendant que les haut-parleurs crachaient des tubes pop-rock des années 2000, comme celui-ci :

Les fameux spectateurs qui sirotent.
Les fameux spectateurs qui sirotent. - Laetitia Dive

Pour tenter d’entrapercevoir ne serait-ce qu’un petit morceau de cliché, on a ensuite observé les héros de l’événement : les surfeurs. Mais après avoir scruté les nuques de tous ceux qu’on a croisés, il a fallu se rendre à l’évidence : aucun ne portait de dent de requin en collier. Déception.

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Au niveau capillaire, même topo : le seul blond aux cheveux longs était un organisateur. Un des athlètes (brun) nous a d’ailleurs confirmé que cette légende du surfeur à la chevelure d’or était un poil exagérée : « Si vous allez en Californie ou en Australie, ça peut fonctionner cette idée. Mais ici vous avez des Japonais, des Péruviens… C’est rare les blonds dans ces pays ! »

Bref, alors qu’on s’attendait à un Point Break made in Biarritz, on n’a finalement pas pu valider les clichés qui courent sur le surf… sauf un seul : parmi le staff et les délégations, on a aperçu beaucoup de chemises hawaïennes. Presque autant que dans un clip de Carlos.

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