Bordeaux: Un grand millésime pour le meilleur apprenti de France en cuisine froide

CUISINE Trois apprentis bordelais ont été médaillés d’or…

Geoffrey Clémençon

— 

Philippe Etchebest entouré d'A. Miranda, d'A. Polge et de Lisa Cagnat Baronti. Sur la droite, C. Sauvage, président de l'ICFA.
Philippe Etchebest entouré d'A. Miranda, d'A. Polge et de Lisa Cagnat Baronti. Sur la droite, C. Sauvage, président de l'ICFA. — V. Vallance
  • Rarissime que trois médailles d’or soient décernées
  • La finale nationale du meilleur apprenti de France se déroule à Paris en octobre
  • Le concours s’est déroulé en cuisinant uniquement des plats froids

« Cette année, on a décerné trois médailles d’or ! C’est rarissime. Un grand millésime. » Philippe Etchebest, président du jury des chefs, ne boude pas son plaisir après cette sélection régionale du Meilleur apprenti de France (MAF) en cuisine froide.

Deux apprentis de l’Institut consulaire de formation en alternance de restauration (ICFA), Antoine Miranda et Anthony Polge ont remporté une médaille d’or régionale lei 25 avril dernier : « Ce concours permet de se jauger par rapport aux autres. Puis il y a de la pression. Il faut réussir ses plats dans les temps impartis » explique ce dernier. Lisa Cagnat Baronti, du CFA de La Teste de Buch a aussi remporté une médaille d’or.

>> A lire aussi : Thierry Marx, Akrame, Kei... comment la cuisine des chefs étoilés devient populaire

Cette sélection avant la finale nationale qui a lieu en octobre à Paris se déroulait en 4h30. Les cuisiniers en herbe devaient préparer un plat, deux garnitures et un dessert. L’aliment imposé pour le plat ? La sardine. Chausson et salade de fruits en dessert. Anthony Polge a opté pour « une sardine pochée en croûte de quinoa. Mais j’aurais préféré chauffer le poisson plutôt que de travailler sur de la cuisine froide. »

Trois mois d’entraînement

Afin d’être prêt le jour J, les apprentis ont bénéficié de trois mois d’entraînement avec leur chef respectif à raison de deux séances par semaine : « L’idée est de transmettre une passion et un savoir-faire de grandes maisons. Et évidemment que lorsque notre poulain l’emporte, c’est une fierté », souligne Philippe Etchebest.

>> A lire aussi : Les as du barbecue invités à concourir au sommet à l'Alpe d'Huez

Prochaine étape ? La finale à Paris en octobre prochain. « On attend les sujets pour pouvoir s’aguerrir dessus. Je n’ai pas de plat favori mais j’aimerais travailler plus tard dans la gastronomie », précise Anthony Polge. De son côté, le patron du restaurant le Quatrième mur rappelle que ce concours permet d’intégrer la société des « meilleurs ouvriers de France, ce n’est pas rien ! » De quoi se faire un nom et une sacrée réputation dans la profession.