Aucun terrain d'entente avec les Baron

Sophie d'Ambra - ©2008 20 minutes

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Un ultime rebondissement dans l'affaire de la villa des époux Baron ? C'est en tout cas ce que veulent croire les habitants de la Pointe-aux-Chevaux, au Cap-Ferret, alors que ce dossier se retrouve une fois encore devant la justice. Cet après-midi, la cour d'appel examine la demande d'annulation de l'acte d'acquisition du terrain acheté par ce couple de retraités bordelais en 1996. Leur villa à peine construite, leurs voisins avaient lancé une procédure judiciaire, estimant qu'il était interdit par le règlement du lotissement de construire sur une parcelle provenant de la division d'un terrain. La cour d'appel ayant donné raison aux riverains, les époux Baron avaient été contraints de faire démolir leur villa en 2006.

« Ce ne sont pas les seuls à avoir transgressé le cahier des charges », affirme pourtant Jean-Louis Quintard, l'avocat des Baron. Selon lui, un rapport d'expertise atteste qu'une quinzaine de maisons du lotissement ne sont pas conformes au règlement : « Certaines comportent des étages, alors que le règlement interdit de construire autrement qu'en rez-de-chaussée. » Avec ses clients, il est décidé à aller devant la justice pour demander « la démolition » de ces maisons. Mais il ne pourra le faire qu'à une condition : que la Cour n'annule pas aujourd'hui l'acte de vente du terrain aux époux Baron. De son côté, Marie-Françoise Lasserre, l'avocate d'une quinzaine de propriétaires se dit confiante, affirmant que l'expertise est « empreinte d'erreurs grossières ». « Ce que je souhaite, c'est faire annuler cette vente, afin que cesse enfin ce harcèlement », souligne-t-elle.