Oui au déstockage, mais pas à tout prix

Sophie d'Ambra - ©2008 20 minutes

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La valse des étiquettes a commencé ce matin. En ce premier jour de soldes, les commerçants bordelais ne devraient pas aller au-delà de 30 % de réduction. « Il ne faut pas oublier que quand on fait 50 %, on perd de l'argent », tient à rappeler l'un d'entre eux. « Nous attendrons au moins trois semaines pour accorder 50 % », affirme Myriam, responsable de Toledano hommes, dans le quartier des Grands hommes. Pour la majorité des commerçants, il n'est en effet pas question d'éliminer les stocks à n'importe quel prix. D'autant plus qu'à l'occasion des fêtes, les affaires ont été plutôt bonnes. « Cela a été un bon mois de décembre, le panier moyen des acheteurs a même augmenté par rapport à l'an dernier », remarque Bruno Tripon, propriétaire de deux boutiques aux Grands hommes.

Un point de vue partagé dans les grandes enseignes. « Nous avons fait un mois de décembre meilleur que l'an dernier », se félicite Marie-Odile De Clercq, responsable de Sephora, rue Sainte-Catherine. « Je suis très heureuse car j'ai dépassé mes objectifs », se félicite Sophie, qui vient d'ouvrir une petite boutique d'ustensiles de cuisines. Micheline Favreau Cerrato, présidente de Bordeaux Centre-ville tempère cependant cet enthousiasme : « Tous les commerçants sont loin d'avoir aussi bien tiré leur épingle du jeu », remarque-t-elle, affirmant que beaucoup de magasins de vêtements se retrouvent avec des stocks importants. L'autre bémol apporté par les commerçants concerne la grève des transports en commun mi-décembre. Certains affirment qu'elle a entraîné une baisse de 20 % de leur chiffre d'affaires.