Incendie sur le site de production de la Charcuterie Bordelaise à Villenave d'orion
Incendie sur le site de production de la Charcuterie Bordelaise à Villenave d'orion — Facebook

JUSTICE

Incendie à «La Charcuterie Bordelaise»: Une information judiciaire ouverte contre le gérant

Après l'incendie du 16 février qui a détruit les locaux de la société « La Charcuterie Bordelaise », une information judiciaire est ouverte à l'encontre du gérant de la société et d'un commercial pour « destruction par moyen dangereux »...

Après le placement en garde à vue d’Arnaud Chedhomme, gérant salarié de la société « La Charcuterie Bordelaise » et de Philippe Charron, commercial de la société, le parquet de Bordeaux a annoncé ce mercredi « l’ouverture d’une information judiciaire du chef de destruction par moyen dangereux » à l’encontre du gérant et de celui de complicité pour le commercial. Le Parquet a requis un placement en détention provisoire pour le premier et un placement sous contrôle judiciaire pour le second.

La thèse de l’incendie criminel privilégiée

Le 16 février, un gigantesque incendie avait ravagé les locaux industriels de l’entreprise, situés à Villenave d’Ornon, près de Bordeaux. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incendie et les investigations techniques menées par la direction interrégionale de la police judiciaire ont permis d’d’établir « la présence d’accélérants, la violence des flammes ayant conduit à la destruction complète de l’établissement, écrit le Parquet dans son communiqué. En outre, la vérification des téléphonies de plusieurs membres de la société ainsi que le recueil des témoignages privilégient la thèse de l’incendie criminel. » Le gérant avait porté plainte contre X, deux jours après le sinistre.

L’incendie était intervenu alors que l’usine avait été provisoirement fermée par la préfecture suite à des inquiétudes sanitaires, et la suspicion de présence de Listeria. L’entreprise est par ailleurs en redressement judiciaire depuis l’été 2015. Un délibéré sur l’avenir du site pourrait être rendu dans la semaine. Depuis l’incendie, une vingtaine de salariés sont mobilisés pour le paiement de leurs salaires qui n’est plus effectif.