Limousin: Le projet d'une maison de retraite pour éléphants issus de zoos avance doucement

ANIMAUX Les deux anciens soigneurs du Zoo d'Anvers en Belgique ont encore l'espoir d'ouvrir en 2017 même si le projet prend plus de temps que prévu...

Elsa Provenzano

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Les éléphants de cirques français pourront prendre une retraite bien méritée en Limousin.

Les éléphants de cirques français pourront prendre une retraite bien méritée en Limousin. — Andrew Caballero-Reynolds / AFP

« Nous travaillons sur le terrain, nous avons installé la clôture d’enceinte sur le site et planté un jardin potager pour les éléphants, explique Sofie Goetghebeur. Des bénévoles viennent aussi nous aider ». Elle et Tony Verhulst, anciens soigneurs au zoo d’Anvers, en Belgique, ont acheté 29 hectares à Bussière-Galant, une petite commune de Haute-Vienne pour y ouvrir « Elephant Haven », une sorte de maison de retraite pour éléphants issus de zoos Français.

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Les deux spécialistes sont en attente du permis d’autorisation d’ouverture délivré par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDSCP). « C’est un concept tout nouveau pour eux, et je pense qu’ils ont un peu peur, estime Sofie Goetghebeur. Il n’y a pas d’exemples en Europe pour le moment mais seulement aux Etats-Unis, en Afrique et en Asie ».

« Ils aiment la pluie »

Après l’obtention du permis, il faudra compter au moins cinq mois de travaux pour construire les bâtiments chauffés, destinés aux éléphants. Les deux soigneurs commenceront par accueillir deux à trois éléphants et pourront à terme en prendre en charge dix au maximum. Le projet vise à offrir un espace de tranquillité à ces animaux, passés par les cirques. Les deux porteurs de projet ont travaillé pendant 5 ans sur le dossier, notamment pour trouver le lieu idéal d’implantation. Et le climat du Limousin devrait parfaitement convenir aux pachydermes: « ils aiment la pluie », confirme Sofie Goetghebeur.

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Les deux soigneurs ne comptent pas faire vivre le site grâce aux visites guidées. L’association est principalement supportée par des dons de particuliers, d’entreprises et de structures associatives. Elle bénéficie également de dons de matériaux.

Même si le projet a pris du retard, les deux soigneurs espèrent pouvoir ouvrir avant 2018.