ETA: Madrid exige que l'organisation «demande pardon» et se dissolve

POLITIQUE Une déclaration qui intervient alors que plusieurs opérations de désarmement ont lieu en France...

L.D. avec AFP
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Plusieurs opérations de police sont en cours en France.
Plusieurs opérations de police sont en cours en France. — Iroz Gaizka

Dans un communiqué publié ce samedi, le gouvernement espagnol exige que le groupe séparatiste basque  ETA « demande pardon » et annonce sa « dissolution définitive ».

Cette demande intervient alors que l’organisation a remis ce matin une liste de ses caches d’armes aux autorités françaises : il y en a huit au total. Ces caches constitueraient ce qu’il reste de son arsenal. Elles seraient situées en France, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, frontalier de l’Espagne.

« Aucun traitement de faveur »

« La seule réponse logique à cette situation est d’annoncer sa dissolution définitive, de demander pardon à ses victimes et de disparaître, au lieu de monter des opérations médiatiques pour dissimuler sa défaite », poursuit le communiqué.

Sur le fond, le gouvernement espagnol refuse de se livrer à « une évaluation » de l’arsenal avant qu’il n'« ait été analysé par les autorités et la justice française ».

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« Les terroristes ne peuvent espérer aucun traitement de faveur du gouvernement et encore moins l’impunité de leurs crimes », insiste-t-il par ailleurs.

Née en 1959 dans la lutte contre le franquisme, l’ETA avait fini par renoncer à la lutte armée en octobre 2011. Ses attentats au nom de la lutte pour l’indépendance du Pays Basque et de la Navarre ont fait 829 morts, selon les autorités.

Elle refusait depuis 2011 le désarmement et la dissolution exigés par Madrid et Paris, réclamant une négociation sur ses membres détenus (environ 360, dont 75 en France et une centaine purgeant des peines de plus de dix ans de prison).

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