Girondins de Bordeaux: Ça y est, il pleut des sponsors sur le club bordelais

FOOTBALL Après une saison presque sans sponsors, le club a signé simultanément des contrats avec deux partenaires...

Laetitia Dive

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Depuis début mars, le sigle de l'entreprise Sweetcom figure sur les maillots lors des matchs à domicile.
Depuis début mars, le sigle de l'entreprise Sweetcom figure sur les maillots lors des matchs à domicile. — Mehdi Fedouach

Alors que le logo de l’entreprise Sweetcom figure déjà sur les maillots domicile depuis début mars, un nouveau sponsor a été annoncé par le club en fin de semaine dernière :  Le Bistro Régent, chaîne de restaurants créée par le Bordelais Marc Vanhove, ornera les tuniques girondines à partir du 29 avril lors du match à Dijon.

Succéder à Kia

Ces deux nouveaux partenariats mettent fin à (presque) une saison sans sponsors. « En Ligue 1 et dans les autres championnats nationaux, c’est rare d’avoir des équipes du calibre de Bordeaux s’afficher sans sponsor aussi longtemps, explique Christophe Lepetit, économiste du sport au CDES de Limoges ».

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Pour le spécialiste, terminer un contrat de dix ans avec Kia leur a été préjudiciable : « Ça n’est pas facile de succéder à un partenariat aussi long, c’est pour ça que les annonceurs ne se sont pas forcément précipités. De leur côté, les Girondins n’ont pas voulu brader leur maillot et ils ont souhaité prendre leur temps pour trouver un nouvel annonceur ». C’est chose faite.

Des joueurs-sandwichs ?

L’année prochaine, les Marine et Blanc porteront donc le logo du Bistro Régent dans le dos lors des matchs à domicile, et sur la poitrine à l’extérieur. Doivent-ils cibler d’autres annonceurs ? « Je ne suis pas convaincu qu’avoir plusieurs sponsors soit un plus. D’un côté ça peut rassurer les marques car cela signifie que le club a du potentiel. De l’autre, cela réduit la visibilité des différents annonceurs. Il faut éviter que les footballeurs se transforment en hommes-sandwichs ».

En attendant, ces partenariats vont permettre à un club qui perd six à huit millions d’euros par an de rassurer son actionnaire : « une saison sans sponsor c’est un manque à gagner d’environ deux millions ». Ce nouvel apport va aussi jouer indirectement sur le mercato : avec moins de fond, ils auraient peut-être dû vendre un joueur de plus cet été.

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