UBB: Raphaël Ibanez s'en va...Quelles sont les qualités requises pour lui succéder ?

RUGBY Pour que l'équipe puisse se qualifier pour les phases finales la saison prochaine, le club va devoir bien choisir son entraîneur...

Laetitia Dive

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Les relations entre le technicien girondin et ses joueurs n'étaient pas toujours au beau fixe.
Les relations entre le technicien girondin et ses joueurs n'étaient pas toujours au beau fixe. — Thibaud Moritz

Raphaël Ibanez annonçait ce lundi son départ de l’UBB en fin de saison, évoquant des résultats « pas à la hauteur » pour son équipe (actuellement 8e au classement). Pour le remplacer, le nom de Jacques Brunel est déjà évoqué.

L’entraîneur adjoint va désormais diriger les entraînements de l’équipe professionnelle et pourrait être prolongé de manière officielle lors de la prochaine saison. Pour assurer au mieux sa mission, il devra respecter plusieurs critères :

Etre avec le club à 100 %

En 2012, Raphaël Ibanez acceptait le poste de manager à l’UBB à condition de garder son travail de consultant pour France Télévisions… et d’accorder la priorité à la chaîne. A l’époque, Laurent Marti avait justifié ce contrat, expliquant qu’il permettait au club de bénéficier de l’expérience de l’ancien talonneur du XV de France « à un tarif avantageux ».

Par la suite, cette double casquette a posé problème à plusieurs reprises. C’était encore le cas la semaine dernière : alors que son équipe affrontait le FC Grenoble à domicile, le technicien était en Italie pour commenter le match des Bleus. Comme à chaque fois, cela avait choqué :

Pendant cinq ans, Raphaël Ibanez a tenté de se défendre tant bien que mal. Fin février, il expliquait à Sud Ouest qu’il s’agissait « d’un faux procès » et justifiait son travail de consultant comme étant une « exposition médiatique (…) censée contribuer au développement du club.

S’il ne veut pas essuyer les mêmes critiques, le nouvel entraîneur de l’UBB devra se consacrer exclusivement à son club comme… tous les entraîneurs actuels du Top 14.

Avoir un bon relationnel avec les joueurs

« Il est compréhensible qu’après cinq années passées à la tête de l’équipe, je constate un essoufflement dans la transmission auprès des joueurs ». Dans son communiqué, Raphaël Ibanez reconnaissait les difficultés rencontrées dernièrement pour gérer son collectif.

Récemment, c’est Ian Madigan qui s’est confié sur le sujet, alors qu’il annonçait son départ pour Bristol… un an avant la fin de son contrat en Gironde. Le demi d’ouverture irlandais avait été en discuter au préalable avec Laurent Marti, le président de l’UBB… sans passer par son coach, ce qui avait déplu à ce dernier.

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Le nouveau manager de l’équipe devra donc regagner la confiance d’un groupe s’il souhaite faire progresser ses joueurs. Car les tensions de ces derniers mois et la série de mauvais matchs (trois mois et demi sans victoire) ont fortement pesé sur le moral des troupes.

Jouer la gagne

Pour renouer durablement avec la victoire, l’UBB a besoin d’un « winner » en tête de gondole. Car encore cette année, le club va échouer à se qualifier pour les phases finales.

Si, pour Laurent Marti, « il faudra beaucoup de temps pour construire une équipe capable de se hisser dans le top 6 de manière solide », le mieux est de s’y mettre le plus tôt possible.

Pour jouer la gagne, le futur coach de l’UBB pourrait s’inspirer de Bernard Laporte lorsqu’il entraînait Toulon (2011-2016) : en quelques mois, l’ancien sélectionneur du XV de France était parvenu à emmener ses hommes en finale du Challenge européen et en finale du Top 14. Deux saisons plus tard, les Toulonnais s’offraient le doublé Coupe d’Europe - Bouclier de Brennus.

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