Bordeaux: Le réseau de trams et bus va devoir lui aussi s’adapter à l’arrivée de la LGV vers Paris

MOBILITE La fréquence des tramways et des bus desservant la gare va devoir être améliorée pour absorber le trafic supplémentaire qui va se développer à partir du 2 juillet 2017…

Elsa Provenzano

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Quartier de la gare Saint-Jean à Bordeaux, arrêt Belcier
Quartier de la gare Saint-Jean à Bordeaux, arrêt Belcier — M.Bosredon/20Minutes

Les projections de la SNCF évoquent une évolution du trafic annuel de la gare de Bordeaux Saint-Jean de 11 à 18 millions de passagers aprèsla mise en service de la ligne à grande vitesse (LGV) vers Paris, inaugurée le 2 juillet 2017. Les cadences sur le réseau de transports en commun Bordelais vont devoir être améliorées pour que les voyageurs qui ont filé à toute vitesse de Paris vers la capitale girondine, ne se retrouvent pas coincés sur les quais, à attendre leur bus ou leur tram.

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Renforcer les cadences

« Il faut trois rames de tram pour absorber une rame duplex de TGV », note Christophe Duprat, vice président de Bordeaux Métropole en charge des transports et du stationnement. Et, selon les horaires communiqués par la SNCF, certains trains se succéderont à intervalle de 30 minutes et parfois même 20, aux heures de pointe.

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« Dès cet été, il y aura un renforcement des cadences sur la ligne C pour passer de 6 minutes à 3,20 minutes, explique Hervé Lefèvre, directeur général de Kéolis, délégataire des transports publics pour Bordeaux Métropole. Et après, à partir de septembre ce sera 3 minutes en prévision des effets pendulaires attendus entre Paris et Bordeaux ». Les lignes de bus desservant la gare vont aussi être renforcées pour faire face aux pics de fréquentation : la ligne 9 passera toutes les 8 à 10 minutes contre 12 aujourd’hui et la 10 toutes les 8 minutes contre 12 actuellement.

Une montée en puissance jusqu’en 2019

« Il y a un terminus partiel à Carles Vernet qui permet de renforcer les cadences, assure Christophe Duprat. Mais jusqu’en 2019, on sera handicapés car le bus à haut niveau de service (de la gare jusqu’à Saint Aubin du Médoc) ne sera pas mis en place, ni le pont Jean-Jacques Bosc. Mais 2019, cela correspond aussi à la montée en puissance de la fréquentation de la LGV annoncée par la SNCF. » Les terminus partiels mis en place pour renforcer les fréquences sur les portions des lignes les plus fréquentées du réseau ont permis de passer de 30 % de rames surchargées à seulement 5 %.

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Le réseau va être adapté progressivement « en fonction des besoins », assure Hervé Lefèvre qui souligne l’importance de « soigner l’orientation et le guidage des voyageurs ».