Grippe aviaire: «Il vaudrait mieux tout abattre», lance Henri Emmanuelli, président des Landes

AGRICULTURE Le président socialiste du département préconise un vide sanitaire pour qu'une date de reprise de la production puisse ensuite être fixée...

E.P. avec AFP

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Henri Emmanuelli, le 30 novembre 2010, au siège du PS à Paris.
Henri Emmanuelli, le 30 novembre 2010, au siège du PS à Paris. — F. DUFOUR/ AFP

Sa solution est radicale. Henri Emmanuelli, président socialiste du Conseil départemental des Landes, a suggéré lundi la mise en place d’un vide sanitaire pour faire face à l’épizootie de grippe aviaire, afin de pouvoir fixer une date de reprise de la production, comme cela avait été fait l’an passé.

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« Clarifier les choses pour redémarrer la production »

« Au point où nous en sommes arrivés, il vaudrait mieux tout abattre, qu’on sache à quelle date on pourrait reprendre la production » dans les élevages de palmipèdes, a-t-il affirmé durant les débats d’orientations budgétaires du département, à Mont-de-Marsan.

Il répondait à Pierre Mallet, élu d’opposition et éleveur à Benquet, qui dénonçait le manque de visibilité dans les mesures d’abattages préventifs par zones, décidées par le gouvernement. « On ne sait pas où on va, avec des dégâts collatéraux qu’on ne mesure pas encore », a estimé M. Mallet, d’accord pour qu’un vide sanitaire global soit décidé afin de « clarifier les choses pour redémarrer la production ».

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Au 13 février, 94 foyers hautement pathogènes ont été recensés dans les Landes, le département le plus touché, et 1,350 million de têtes ont été abattues sur 227 élevages, selon le département. L’épizootie n’est toujours pas stabilisée en Chalosse et à l’ouest du département, où sont concentrés de nombreux élevages de palmipèdes. L’influenza aviaire frappe aussi la filière « volailles maigres », ce qui se traduit par des abattages et la non mise en place de poussins en zones sanitaires.

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Les Landes sont le premier producteur national de foie gras avec un quart de la production française. Le Conseil départemental a décidé lundi des aides de plus d’un million d’euros pour la filière palmipèdes et volailles maigres.