Girondins de Bordeaux: Pour sa première à Caen, Vukasin Jovanovic s'est montré convaincant

FOOTBALL Pour son tout premier match de Ligue 1, le Serbe et ses coéquipiers se sont offert une victoire sans appel (0-4)...

Laetitia Dive

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Vukasin Jovanovic porte désormais le numéro 4.
Vukasin Jovanovic porte désormais le numéro 4. — Georges Gobet

Son arrivée a été annoncée en toute fin de mercato. Pourtant, cela faisait un moment que la cellule de recrutement du club bordelais suivait Vukasin Jovanovic : « depuis deux ans » selon les dires de Jocelyn Gourvennec.

A peine arrivé, le Serbe de 20 ans était déjà titulaire ce mardi soir en l’absence d’Igor Lewczuk (qui souffre d’une lésion à la cuisse). « A la base, il était milieu défensif mais il a ensuite été déplacé au poste de défenseur central, explique Lazar Van Parijs, spécialiste de la Serbie chez Footballski. On l’a positionné derrière car il centrait le jeu ».

A Caen, il a assuré à ce poste: bien placé et précis dans ses relances, la jeune recrue a fait preuve d'une efficacité prometteuse pour le reste de la saison. 

L’Etoile de sa vie

C’est dans sa ville natale que le footballeur a fait ses débuts, au sein de l’Etoile Rouge de Belgrade. « Cette équipe, c’est l’amour de sa vie. Il traîne d’ailleurs beaucoup avec les groupes d’ultras là-bas, raconte le journaliste. Jovanovic a un côté nationaliste à la serbe mais toujours dans un esprit conquérant ».

L’idylle prend fin en janvier 2016, lorsque le joueur rejoint le Zenit Saint-Pétersbourg après deux années de bons et loyaux services aux côtés des professionnels de son club formateur. Mais en Russie, il n’est pas logé à la même enseigne : « Il se retrouve avec la réserve car l’équipe première a un niveau trop élevé pour lui et il doit améliorer son placement tactique ».

En deuxième division russe

Sa vie là-bas ne l’enchante pas toujours : « Il a fait un petit blocage. En deuxième division russe, les joueurs voyagent tout le temps et sur de très longues distances : ils roulent parfois pendant trente heures d’affilée pour aller jouer en Sibérie en plein hiver… On peut le comprendre ! »

Est-ce l’une des raisons qui l’a poussé à venir en prêt à Bordeaux ? Peut-être. D’ailleurs, son arrivée chez les Girondins avait failli avoir lieu l’an passé. « Il y avait des contacts très avancés mais pour des raisons obscures, il a finalement été transféré à Saint-Péterbourg. Ça l’a beaucoup déprimé ».

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Lors de sa présentation officielle, le Serbe ne cachait d’ailleurs pas sa joie d’être là : « Je suis très content d’être ici (…) Je pense progresser en tant que joueur et en tant qu’homme ici ». Expliquant vouloir tout faire pour aider Bordeaux dans sa course à l’Europe, il voyait même au-delà de ses six mois de contrat : « Il n’y a pas d’option d’achat mais si tout se passe bien, je ne suis pas contre signer à Bordeaux à la fin de mon prêt ».

Un joueur combattif

Pour Lazar Van Parijs, le jeune défenseur central peut apporter « de la combativité et du caractère » à une équipe qui semble parfois manquer d’inspiration : « « Il a la rage, il va mouiller le maillot sur le terrain ! Il est bien conscient qu’il peut devenir très bon et sait ce qu’il doit faire pour y parvenir ».

Mais pour donner le meilleur de lui-même, Vukasin Jovanovic doit vite s’intégrer : « Il aura Milan Gajic pour l’aider, précise le journaliste. Ils étaient en équipe nationale ensemble en 2015 lorsqu’ils ont gagné le Mondial des moins de 20 ans, ils se connaissent donc bien ».

Coiffé le chapeau national serbe.
Coiffé le chapeau national serbe. - Instagram de Vukasin Jovanovic

Ce dernier a d’ailleurs vanté les qualités de son nouveau coéquipier auprès de Sud Ouest : « C’est un super joueur et un super mec. J’ai beaucoup parlé avec lui avant qu’il ne signe. Je lui ai dit que Bordeaux était un très bon club pour progresser. Il a fait son choix lui-même ».

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