Coupe de France: C'était tendu...mais Bordeaux se qualifie à la dernière seconde

FOOTBALL Les Girondins accèdent aux huitièmes de finale après avoir battu Dijon grâce à un but tardif de Gaëtan Laborde (90+2)...

Laetitia Dive

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L'attaquant a marqué le but de la victoire lors du temps additionnel.
L'attaquant a marqué le but de la victoire lors du temps additionnel. — Nicolas Tucat

Tout comme il y a deux mois, lors du match de championnat contre Dijon (3-2), Bordeaux s’est fait peur : l’issue du match s’est dessinée lors du temps additionnel.

Un second but très tardif

« C’était long à se dessiner, estime Jocelyn Gourvennec. On a plutôt dominé. Après, on n’a pas su se mettre à l’abri une fois qu’on a mené ». Les Girondins auraient pu terminer sereinement ce match après l’ouverture du score par Malcom (54e).

C’était sans compter sur la réaction tardive de Loïs Diony qui, à peine rentré sur le terrain (76e), venait égaliser d’une frappe bien dosée (83e). « On a beaucoup d’occasions pour aller accentuer le score, on ne le fait pas et comme très souvent, quand on ne le fait pas, on n’est pas à l’abri (…) d’une belle frappe de l’adversaire », regrette le coach des Girondins pour qui les choses se terminent quand même bien puisque « les entrants ont fait la différence ».

En effet, si Bordeaux se qualifie sans passer par les prolongations, c’est grâce à deux remplaçants : arrivé à la 75e minute, Gaëtan Laborde a su profiter d’un centre parfaitement tiré de Jérémy Ménez (entré à la 85e) pour marquer de la tête (90+2).

Carrasso revient mettre de l’ordre

Titulaire après trois mois de blessure, le gardien des Girondins a fait plusieurs arrêts nets lors de la rencontre. « Il a répondu présent, je suis très content qu’il ait à nouveau de bonnes sensations. Il a guidé et c’est bien qu’on retrouve quasiment tout le groupe pour les échéances qui arrivent », estime l’entraîneur.

Le portier ne s’est en effet pas contenté de garder sa cage : dans un stade tristement vide (5738 spectateurs), il était facile de l’entendre s’époumoner tout au long de la rencontre pour replacer ses coéquipiers.

Les supporters font le show.

Ils avaient la bougeotte. Seuls (ou presque) dans le stade, les supporters ont comblé le vide en se déplaçant en masse d’une tribune à une autre.

Et si Cédric Carrasso a été largement ovationné en fin de match, l’ancien Girondin Grégory Sertic en a lui pris pour son grade. « Qui ne saute pas est Marseillais », scandait le Virage Sud (on vous passe les slogans plus salaces). Et comme s’il s’agissait d’un avertissement, les supporters lançaient en cœur en deuxième période : « Battez-vous pour nos couleurs ».

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