Bordeaux: Le ministre de la Justice en déplacement vendredi pour valider le calendrier des travaux de la maison d'arrêt de Gradignan

PRISON Le Garde des Sceaux a annoncé dans un courrier adressé à Alain Rousset une reconstruction d'ici à 2022...

Mickaël Bosredon

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La maison d'arrêt de Gradignan a été construite en 1967.
La maison d'arrêt de Gradignan a été construite en 1967. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Le dossier a connu tellement de rebondissements, les décisions ont tellement été repoussées, que personne ne se précipite à crier victoire. Il n'empêche, un courrier du garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas au président de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset, en date du 26 janvier dernier, indique clairement, enfin, un calendrier pour la démolition-reconstruction de la maison d'arrêt de Gradignan.

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« Le maître d'oeuvre sera sélectionné en 2017 avant la consultation des entreprises en 2018. Les travaux débuteront en 2019 pour une livraison prévisionnelle en 2022 » indique le ministre de la Justice à Alain Rousset. Et il doit venir confirmer cela de vive voix ce vendredi, lors d'un déplacement sur place pour se rendre compte de la situation.

Trafics et agressions

Alain Rousset « se félicite que la Maison d'arrêt puisse enfin bénéficier d'un calendrier clair et rapide. Cet investissement était en effet indispensable aussi bien pour la sécurité et les conditions de travail du personnel pénitentiaire que pour des conditions de détention plus propices à la garde et la réinsertion des détenus » dit le président de la région dans un communiqué.

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Joint par 20Minutes, Sébastien Saint-Pasteur, son assistant parlementaire, dit « comprendre qu'il y ait encore des inquiétudes sur ce projet. Surtout qu'il y a des élections dans trois mois, cela ne nous a pas échappé. C'est pourquoi Alain Rousset demande qu'il y ait des actes administratifs qui soient inscrits avant les élections. »

Ce projet de démolition-reconstruction concernerait essentiellement le quartier des hommes de la maison d'arrêt, celui qui pose le plus problème. « Il y a encore eu un trafic de kalachnikov récemment depuis la prison, et des agressions de surveillant, relate Sébastien Saint-Pasteur. Tout cela est lié à la surpopulation, qui génère de l'agressivité. »

D'une capacité opérationnelle de 350 places, la maison d'arrêt de Gradignan accueille 601 détenus soit une densité de 171,7 %.