Bordeaux: Un site sur le harcèlement sexuel à la fac fait réagir la direction de l'université

SOCIETE Le post d'une étudiante qui raconte le chantage d'un de ses professeurs pour qu'elle accepte son rencard a choqué la présidente de l'université Bordeaux Montaigne...

E.P.

— 

Les étudiants racontent le harcèlement qu'ils subissent sur le site
Les étudiants racontent le harcèlement qu'ils subissent sur le site — VALINCO/SIPA

Le site « Paye ta fac » sur Tumblr recense les témoignages d’étudiants victimes de « sexisme ordinaire » dans toutes les universités françaises. Le post d’une étudiante Bordelaise a fait réagir dans un communiqué Hélène Velasco-Graciet, présidente de l’Université Bordeaux Montaigne, qui prend le sujet très au sérieux. La jeune fille raconte le chantage d’un de ses professeurs pour qu’elle accepte sa proposition de rendez-vous.

Une cellule de veille contre les violences sexistes

La présidente a condamné ce type de comportements invitant l’étudiante concernée et tous ceux qui auraient affaire à ce genre d’agissements à contacter la cellule de veille contre les violences sexistes et homophobes de l’université au 05 57 12 47 67 ou anne.strazielle@u-bordeaux-montaigne.fr

C’est l’infirmière de l’université qui s’occupe d’écouter et de conseiller les étudiants, en leur garantissant l’anonymat. Mise en place depuis 2013, cette cellule permet de « lutter efficacement contre le harcèlement sexuel à l’université. Il faut le faire vivre en signalant au plus vite ces comportements inadmissibles et qui appellent des sanctions immédiates », précise Hélène Velasco-Graciet.

Sur le site, on découvre d’autres témoignages hallucinants émanant de personnes qui fréquentent l’université de Bordeaux. Par exemple cette réflexion prononcée dans le cadre d’un recrutement pour travailler dans une direction des Affaires Financières : « Ah non, on ne va pas la prendre, elle est pleine ! (enceinte) ».

Selon France Bleu Gironde, le site « Paye ta fac » a été lancé le 22 décembre 2016, par des étudiants en Master Stratégie du développement culturel de l’université d’Avignon. La page s’inspire de « Paye ta schneck », qui dénonce les comportements sexistes dans l’espace public, « Paye ta robe », au sein du milieu judiciaire, ou encore « Paye ta blouse » à l’hôpital.