Libourne: Des quais aux casernes, plusieurs projets urbains pour dynamiser la ville

URBANISME Si le projet d'une école de gastronomie au sein des anciennes casernes est abandonné, celles-ci accueilleront bien deux hôtels et un restaurant. Les travaux sur les quais viennent, eux, de démarrer...

Mickaël Bosredon

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Image de synthèse de l'esplanade de la République réaménagée à Libourne.
Image de synthèse de l'esplanade de la République réaménagée à Libourne. — Ville de Libourne

Une véritable course à l’aménagement est engagée. Souvent décriée pour son manque de dynamisme, la ville de Libourne lance simultanément plusieurs opérations de requalification de son centre urbain, qui doivent déboucher, d’ici à 2025, sur une transformation complète de la ville.

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Après avoir réaménagé le cœur de la bastide, la municipalité vient d’engager des travaux sur les quais. « Aujourd’hui, les quais, c’est un vaste parking où les Libournais ne se rendent pas pour se promener. Entre le pont de Pierre et le pont de Fronsac, on va entièrement réaménager ces quais d’ici à mars 2018, pour qu’ils deviennent un lieu de vie, de promenade », explique à 20 Minutes le maire de Libourne, Philippe Buisson (PS).

Image de synthèse du quai du Priourat à Libourne
Image de synthèse du quai du Priourat à Libourne - Ville de Libourne

 

« Retrouver une identité de ville portuaire »

Ce chantier de plus de 4 millions d’euros concerne environ 1,5 km de voirie. Mais, à plus long terme, Philippe Buisson souhaite que l’ensemble des quais, soit 5 km du sud de la ville jusqu’aux Dagueys, fasse peau neuve.

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Ces travaux s’accompagneront d’équipements pour accueillir le tourisme fluvial et la plaisance. « Nous souhaitons retrouver une identité de ville portuaire », insiste l’élu.

Pas d’école de gastronomie dans les anciennes casernes, mais deux hôtels

2017 doit aussi être l’année du lancement de l’opération de requalification de l’ancienne école des sous-officiers de la gendarmerie (Esog), les casernes Lamarque et Proteau. Un chantier - privé - à 40 millions d’euros. Le projet, confié à la Financière Vauban, promoteur immobilier spécialisé dans la restauration des monuments historiques, a déjà été présenté dans les grandes lignes, et sera affiné le 17 janvier prochain, lors d’une rencontre entre Xavier Lucas, son directeur, et les élus libournais.

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Selon nos informations, l’école de gastronomie de 400 élèves qui devait y prendre place ne se fera pas. Le fonds de pension américain qui souhaitait créer cette école dans le Bordelais, abandonne finalement son projet. Mais il y aura bien deux hôtels, un de cinq étoiles et un autre de trois étoiles, un restaurant gastronomique, des brasseries, et un palais des congrès de 300-400 places à la place de l’ancien manège à chevaux. Cette salle multi-culturelle pourra accueillir des expositions de voitures anciennes et des concerts.

« S’implanter comme ville de congrès de moyenne taille »

Le permis de construire a été déposé en décembre, et il semble en ordre. « La Drac, direction régionale des affaires culturelles, travaille avec le cabinet d’architectes lillois en charge du projet sur la reconversion totale du site » indique à 20 Minutes Xavier Lucas. « Il y a 2.200 mètres carrés en tout à rénover, au sein d’un bâti remarquable inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, ce qui complique beaucoup la tâche, mais c’est un beau challenge », ajoute le promoteur. Les travaux devraient durer deux ans.

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« Ce projet doit permettre à Libourne de s’implanter comme ville de congrès de moyenne taille », insiste Philippe Buisson. La liaison avec Paris en 2h20 grâce à la nouvelle LGV à partir du 2 juillet 2017 doit également renforcer l’attractivité de la ville. « Sur ce dossier, nous avons réussi à obtenir quatre allers-retours quotidiens avec la capitale, ce qui est satisfaisant » estime le maire.