Bordeaux: Le tram à Blanquefort arrivera aux portes d'une zone de 4.000 emplois

TRANSPORTS L'arrivée du tramway à Blanquefort, ce samedi 17 décembre, devrait faciliter les déplacements des salariés de l'Ecoparc, et aider à attirer de nouvelles entreprises sur ce site...

Mickaël Bosredon

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De gauche à droite: Jean-François Nothias, Christophe Duprat, François Baffou, Benoît Chaussi et Véronique Ferreira
De gauche à droite: Jean-François Nothias, Christophe Duprat, François Baffou, Benoît Chaussi et Véronique Ferreira — M.Bosredon/20Minutes

Le prolongement du tramway jusqu’à Blanquefort entrera en service ce samedi 17 décembre, après l’inauguration officielle qui est prévue à 10h30. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette extension qui va desservir une ville de 15.000 habitants et une zone de 4.000 salariés.

Le prolongement du tram à Blanquefort, c’est quoi ? Il s’agit d’un débranchement de la ligne C, qui se fera au niveau de Cracovie à Bordeaux (place Ravezies), et qui ira jusqu’à Blanquefort en longeant la voie de chemin de fer existante. Sur 7,2 km, il marquera des arrêts au Bouscat, à Bruges et Blanquefort (dont le terminus sera la gare.) Le temps de parcours entre ce terminus et la place des Quinconces est censé être de 25 minutes, et de 35 minutes jusqu’à la gare Saint-Jean. « On va enfin arrêter de me dire que j’habite au fin fond de la métropole », s’amuse la maire de la ville, Véronique Ferreira. La partie sud de l’Ecoparc est directement connectée au tramway, quand la partie nord est située à une dizaine de minutes à pied de la gare de Blanquefort.

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L’Ecoparc, c’est quoi ? On ne le sait peut-être pas assez, mais la zone industrielle de Blanquefort, l’Ecoparc, abrite quelque 200 entreprises employant environ 4.000 personnes. Ce site de 250 hectares accueille de gros industriels, comme Ford, Getrag ou encore Castel, et des entreprises plus confidentielles.

2.000 à 3.000 emplois supplémentaires en dix ans. L’Ecoparc a encore des projets de développement, et espère que l’arrivée du tramway va convaincre des entreprises de venir s’installer ici plutôt que dans une autre zone d’activité. « Au sud de l’Ecoparc, nous sommes en train de rendre du foncier disponible pour un projet d’aménagement avec de l’espace public et à destination des entreprises, explique Benoît Chaussi, de la direction du développement économique de Bordeaux Métropole. Nous allons y installer une grande halle multi-utilisateurs, en ciblant des sociétés du secteur de l’éco-activités, à savoir tout ce qui touche aux énergies renouvelables, aux économies énergétiques, au recyclage des déchets… Au nord de la zone industrielle, Castel et Delidess (pâtisserie industrielle) vont s’installer sur un nouveau site de 40 hectares. Mais là aussi il reste encore du foncier de disponible pour des industriels et des services associés. » L’Ecoparc espère créer de 2 à 3.000 emplois supplémentaires dans les dix ans.

L’Ecoparc, un site également à la pointe de la recherche. Au cœur de l’Ecoparc, se situe un centre de services de Bordeaux Technowest, faisant office à la fois de pépinière et de centre d’affaires pour une quinzaine de start-up. Il est aussi spécialisé dans les éco-activités. On y trouve par exemple l’entreprise de fabrication de luminaires solaires Sunna Design, et la ferme à insectes Entomo Farm.

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Certaines de ces start-up commencent à grandir et vont bientôt voler de leurs propres ailes. « Nous sommes en discussion avec Sunna Design qui va bientôt avoir besoin de son propre site », explique Jean-François Nothias, directeur du centre de services.

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Ce dernier espère que « l’arrivée du tram sera un atout pour les jeunes et les PME afin de venir travailler ici. » En attendant, le centre de services, qui emploie déjà 80 personnes, a signé ce mercredi une convention avec TBM pour un tarif préférentiel à destination de ses salariés, à 15,40 euros par mois l’abonnement à l’ensemble du réseau.