Pau: La mère jugée aux Assises avoue avoir tenté de tuer sa fille de 7 ans

JUSTICE La Tarbaise de 37 ans, jugée depuis lundi devant les Assises de Pau, a reconnu qu'elle avait voulu étrangler sa fille alors âgée de 7 ans, parce qu'elle l'insupportait...

E.P.

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La mère qui a tenté d'étrangler sa fille avec un lacet en mai 2014 est jugée depuis lundi par le tribunal de Pau.
La mère qui a tenté d'étrangler sa fille avec un lacet en mai 2014 est jugée depuis lundi par le tribunal de Pau. — GAIZKA IROZ / AFP

Au premier jour de son procès, l’accusée, une Tarbaise de 37 ans jugée pour avoir tenté d’étrangler sa fillette de 7 ans en mai 2014, a craqué, raconte La République des Pyrénées.

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Ce lundi, elle est passée aux aveux, alors qu’elle a servi plusieurs versions pendant l’enquête, évoquant notamment la personnalité difficile de sa fille et soulignant qu’elle était capable d’avoir inventé l’histoire et de s’être blessée elle-même.

Le président de la Cour d’assises de Pau, Francis Bobille, l’a interrogé dès cette première journée : « Il faut appeler un chat un chat et revenir du côté des humains qui assument leurs actes. Avez-vous voulu la tuer ? ». Et la jeune femme de murmurer : « Oui ». Le magistrat ne lâche pas prise. « Parce qu’elle vous insupportait et que vous n’en pouviez plus ? ». La réponse ne tarde pas « Oui ».

La mère avait décidé de refaire sa vie

Le jour du drame, la mère a passé le week-end avec sa fille, qu’elle voyait dans le cadre d’un droit de visite, le père ayant la garde de l’enfant selon un commun accord. La jeune femme a appris à sa fille qu’elle allait refaire sa vie avec son nouveau compagnon et qu’elle avait l’intention d’avoir un autre enfant. La fillette aurait alors fait une crise sans que sa mère ne parvienne à la calmer.

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A bout, elle en serait arrivée à ce geste désespéré. « J’ai pris le lacet, l’ai mis autour de son cou. Je voulais qu’elle arrête. Je n’ai pas réussi à me maîtriser ». La mère dit s’être arrêtée avant que sa fille ne succombe. Ce sont des automobilistes qui ont aperçu le corps de la fillette au bord de la route et donné l’alerte. La mère a raconté sa détresse, son impuissance face aux crises de sa fille et expliqué ne pas avoir trouvé l’aide attendue auprès des psychiatres et psychologues qu’elle a consultés.