Nez rouge et blouse blanche

Marie-Dominique Dubois - ©2007 20 minutes

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Jouer au clown dans un hôpital, pourquoi pas ? C'est ce que font tous les lundis et les jeudis les bénévoles de l'association Les Clowns stéthoscopes. A seulement sept, ils passent voir les bébés, les enfants et les adolescents du service pédiatrique du CHU et du service cardiologie de Haut-Lévêque, à Pessac. « L'effectif des clowns hospitaliers s'est considérablement réduit ces dernières années, car l'activité tend à se professionnaliser : du simple bénévolat, cette activité va certainement devenir un vrai métier », explique Françoise Testud, vice-présidente de l'association. Une fédération regroupant toutes les organisations de clowns de France est en cours de constitution.

Mais pour l'heure, l'association bordelaise cherche à renflouer son équipe de clowns, encore considérés comme des bénévoles. « Nous avons reçu une quinzaine de candidatures et le recrutement va commencer début décembre », déclare Stella Aucharles, clown et coordinatrice de l'association. Mais la sélection est stricte et les postulants vont être triés sur le volet. « Des qualités artistiques et relationnelles sont requises. Chaque clown doit, par ailleurs, avoir sa propre personnalité et sa manière de faire rire, observe Stella Aucharles. Certains vont faire des tours de magie, d'autres vont opter pour un jeu corporel. Mais le plus important, c'est la faculté d'improviser. Car il faut pourvoir s'adapter à l'état psychologique de chaque enfant. »