Lot-et-Garonne: Confirmation du cas de grippe H5N8 suspecté vendredi

AGRICULTURE Le sud-ouest est lancé dans une course contre la montre pour éradiquer le virus H5N8, qui tue plus de 50% des canards infectés...

O.A. avec AFP

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Déviation en amont d'un élevage de canards dans le Tarn, le 1er décembre
Déviation en amont d'un élevage de canards dans le Tarn, le 1er décembre — Crédit PASCAL PAVANI / AFP

L’agence AFP évoque une «  course contre la montre » engagée dans le Sud-Ouest. Un cas de grippe aviaire a été confirmé ce samedi dans le Lot-et-Garonne, ajoutant le département aux trois autres déjà touchés par le virus H5N8.

Ce nouveau foyer de contamination a été détecté dans une salle de gavage de canards à foie gras à Monbahus (Lot-et-Garonne), a indiqué samedi midi le directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture, Loic Evain.

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Plus de 2.000 canards provenant de cet élevage ont déjà été abattus vendredi, afin d’éviter toute propagation du virus, qui n’impacte toutefois en rien les foies gras ou canards déjà en vente.

Un élevage du Tarn à la source de l’épizootie

Par ailleurs, dans le Tarn, d’où est partie l’épizootie, une suspicion de contamination a été détectée dans un troisième élevage, à Lacapelle-Ségalar, entraînant l’extension des périmètres de sécurité, a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Parallèlement, une vaste campagne d’abattage se poursuivait samedi dans les trois élevages du Gers touchés, livrés le 30 novembre de canards contaminés en provenance d’une ferme du Tarn, voisine de celle où le H5N8 a été détecté le 1er décembre. Enfin, les mille animaux d’une exploitation d’Ibos, dans les Hautes-Pyrénées, livrés de canards infectés, ont eux aussi été abattus, selon la préfecture.

« Nous espérons stopper net le virus », a déclaré à l’AFP Catherine Galinié, directrice de cabinet à la préfecture des Hautes-Pyrénées, soulignant également la mise en place des périmètres de sécurité et de surveillance allant jusqu’à dix km autour des élevages concernés.

« Foudroyant » pour les volatiles, inoffensif pour l’homme

Le virus H5N8, qualifié par les autorités de « hautement pathogène » pour les volatiles, n’a jamais affecté l’homme.

« Nous appelons les éleveurs à se mettre en mode guerre », avait résumé vendredi le président de la Chambre d’agriculture du Gers, Bernard Malabirade.

Le virus responsable de l’actuelle épizootie est «foudroyant dans sa propagation, ce qui entraîne un taux de mortalité extrêmement important de 50 % dans les 72 heures », avait averti vendredi le préfet du Gers, Pierre Ory.

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Mais cette virulence pourrait favoriser une éradication rapide : le virus responsable de la précédente épizootie, au printemps dernier, n’était pas mortel pour les canards qui pouvaient ainsi voyager contaminés sans que cela soit su.

En s’appuyant sur les mesures déjà héritées de la dernière épizootie, les préfectures espèrent encore éradiquer le virus sous huit jours, objectif fixé par le ministère de l’Agriculture.

Il reste que, même si le virus ne présente aucun danger pour l’homme et que les canards restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière, qui n’est toujours pas sortie de la suspension de l’élevage au printemps dernier.