VIDEO. Primaire à droite: Alain Juppé dénonce une campagne «dégueulasse», ses supporters y croient encore

ELECTION Le maire de Bordeaux est allé voter ce dimanche matin à Bordeaux au milieu d'une nuée de journalistes. Certains supporters croient encore en une possible surprise dimanche soir...

Mickaël Bosredon

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Le 27 novembre 2016, Alain Juppé discute avec une électrice lors du vote pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre
Le 27 novembre 2016, Alain Juppé discute avec une électrice lors du vote pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre — M.Bosredon/20Minutes

Plus de journalistes qu’au premier tour, et moins d’électeurs. C’était le constat ce dimanche matin au bureau de vote de Bordeaux Caudéran, où le maire de Bordeaux Alain Juppé est allé voter pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre.

L’ancien Premier ministre, écharpe rouge autour du cou, est arrivé avec son épouse Isabelle à 10 h15 au bureau de vote de la Chartreuse Saint-André dans le quartier de Caudéran, à l’ouest de Bordeaux.

Le 27 novembre 2016, Alain Juppé et sa femme Isabelle devant le bureau de vote de Bordeaux Caudéran pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre
Le 27 novembre 2016, Alain Juppé et sa femme Isabelle devant le bureau de vote de Bordeaux Caudéran pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre - M.Bosredon/20Minutes

« Campagne dégueulasse »

« Ça va plutôt bien, c’est une belle journée », a déclaré le maire de Bordeaux devant une nuée de caméras et de photographes. « C’était une belle campagne, j’ai défendu mes idées jusqu’au bout, j’espère que ça va marcher », a-t-il ajouté, pourtant visiblement amer.

Le 27 novembre 2016, Alain Juppé vote au milieu des journalistes pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre
Le 27 novembre 2016, Alain Juppé vote au milieu des journalistes pour le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre - M.Bosredon/20Minutes
Le 27 novembre 2016, journalistes attendant la sortie de l'isoloir d'Alain Juppé, lors du deuxième tour de la primaire de la droite et du centre
Le 27 novembre 2016, journalistes attendant la sortie de l'isoloir d'Alain Juppé, lors du deuxième tour de la primaire de la droite et du centre - M.Bosredon/20Minutes

Il a également fait référence à un éditorial du quotidien Sud Ouest, paru dimanche, dénonçant « cette campagne dégueulasse qui m’a fait tant de mal » sur les réseaux sociaux où il a été accusé de connivence avec les islamistes. « Une tribune très intéressante. C’était ignoble de dire que j’étais salafiste », a-t-il poursuivi, dénonçant une nouvelle fois les « calomnies ».

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Un fief d’Alain Juppé

Patientant dans la file d’attente, le maire de Bordeaux s’est entretenu avec quelques électeurs qui l’ont sollicité. Une votante a interpellé le candidat en lui demandant de « réduire le nombre de députés » s’il est élu.

Le 27 novembre 2016, Alain Juppé entouré de journalistes pour le vote du deuxième tour à la primaire de la droite et du centre
Le 27 novembre 2016, Alain Juppé entouré de journalistes pour le vote du deuxième tour à la primaire de la droite et du centre - M.Bosredon/20Minutes

Les votants de ce bureau de Caudéran, un fief d’Alain Juppé, se sont agacés de la présence de nombreux journalistes. L’un d’eux a même lancé « Votez Fillon ! » avant de s’échapper. Mais la grande majorité des habitants de ce secteur soutiennent le maire de Bordeaux.

« Tout est encore possible »

De nombreux supporters croient encore à une surprise ce dimanche soir, estimant que s’il y en a eu une au premier tour, « tout est encore possible » au second. Mais pour la plupart, peu importent les sondages et le résultat, il faut continuer de soutenir Alain Juppé. « Je vote pour lui car Fillon fait peur avec son projet sur la Sécurité sociale, et parce que c’est le meilleur candidat pour battre la gauche » estime cette électrice.

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Certains envisagent certes la défaite ce dimanche soir. Mais ne voient pas leur champion se retirer de la vie politique pour autant. « Il s’investira jusqu’au bout dans ses mandats de maire de Bordeaux et de président de la Métropole », se rassure l’un d’eux.