VIDEO. Arcachon: L'hippocampe adore les eaux du bassin, et c'est tant mieux

BIODIVERSITE Arnaud Nadau vient de réaliser un documentaire sur l'hippocampe et les trésors du bassin d'Arcachon. Pour «20 Minutes», il dévoile tous les secrets de ce poisson si particulier...

Mickaël Bosredon

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Illustration hippocampe
Illustration hippocampe — KIKE CALVO KCA/SUPERSTOCK/SIPA

Arnaud Nadau est biologiste et plongeur professionnel. Président d’uneassociation de sauvegarde des hippocampes du bassin d’Arachon, il vient de terminer un documentaire de 52 minutes sur la vie de ce poisson, et d’autres espèces, que l’on trouve dans les eaux du bassin. Pour 20 Minutes, il lève le voile sur les mystères de l’hippocampe.

 

L’hippocampe, c'est quoi ? « L’hippocampe est un poisson, tranche Arnaud Nadau. Il fait partie de la famille des syngnathidés, qui comprend neuf espèces, comme l’hippocampe et le syngnathe, qui est un hippocampe mais qui se déplace en longueur, pas en hauteur. On en trouve aussi dans le bassin. »

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Pourquoi l’hippocampe kiffe le bassin d’Arcachon ? Parce que le fond marin du bassin « est une grande prairie sous-marine » et que l’hippocampe adore cela. Du coup, on en trouve plusieurs milliers, ce qui fait d’Arcachon la « première réserve d’hippocampes de France, devant l’étang de Thau à côté de Montpellier. » Très présente sur le bassin dans les années 1970-80 - « on en ramassait sur les bords de plage à l’époque » - la population d’hippocampes a diminué dans les années 1990-2000, pour revenir à un niveau « satisfaisant » aujourd’hui.

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Pourquoi l’hippocampe, c’est cool ? C’est un poisson « insolite et très attachant », souligne Arnaud Nadau. « Il a plein de caractéristiques spécifiques : c’est le seul poisson à se déplacer de manière verticale, et c’est le mâle qui porte les petits, dans une poche ventrale, comme les kangourous. On voit dans mon film un accouchement d’hippocampes en milieu naturel, ce qui est très rare. Autre caractéristique : certains restent en couple toute une vie, c’est formidable. » Surtout, l’hippocampe est un « bio-indicateur » : « Sa présence est un marqueur de la qualité des eaux. »