Le CAPC surfe sur les Beach Boys

Sophie d'Ambra - ©2007 20 minutes

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Le groupe incarne à lui seul la Californie des années 1960 et la « surf music » : les Beach Boys. Aujourd'hui, Brian Wilson, le mythique compositeur du quintet pop-rock américain, est le fil conducteur de la nouvelle exposition du CAPC, musée d'art contemporain de Bordeaux. Intitulée « If Everybody Had an Ocean », les premières paroles de leur chanson Surfin' USA, elle se veut un récit de la vie de ce musicien, source d'inspiration pour un grand nombre d'artistes des années 60 jusqu'à nos jours.

« L'exposition part surtout de l'idée que sa musique pourrait donner des clés pour mieux comprendre certains aspects de l'art depuis les années 1960 », explique Alex Farquharson, le commissaire de cette exposition qui lui a demandé cinq ans de travail. Parmi les quatre-vingt pièces rassemblées, on trouve des oeuvres mélangeant peinture minimaliste, abstraite, pop art. Le premier espace, délimité par un décor bleu ciel, est axé sur le début des années 60, période faste pour les Beach Boys. Tous les tableaux, sculptures et photos présentées reflètent la douceur de vivre californienne, où l'on vouait un véritable culte au surf et à la voiture.

Dans un deuxième chapitre, on trouve des oeuvres plus abstraites, notamment celles de soeur Corita Kent, une religieuse de Los Angeles qui était également artiste pop et militante politique. Puis vient la période noire de Brian Wilson, à la fin des années 1960. Le compositeur, gros consommateur de drogue, tombe en dépression et se cloître chez lui. Cette partie de l'exposition intitulée « sans soleil », est composée d'oeuvres très sombres.