Bordeaux: Le concept de l'Anticafé débarque bientôt dans la ville

INITIATIVE L'anticafé est un endroit où l'on paie selon le temps que l'on reste sur place, et où les consommations sont à volonté. Le concept arrive à Bordeaux, et bientôt dans d'autres villes...

Mickaël Bosredon

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Simon Dos Santos et Etienne Bussières sont les porteurs du projet d'anticafé à Bordeaux
Simon Dos Santos et Etienne Bussières sont les porteurs du projet d'anticafé à Bordeaux — anticafé Bordeaux

Né à Paris en 2013, le concept d’anticafé va s’installer à Bordeaux d’ici au premier trimestre 2017. Dans ces « tiers-lieux », le consommateur paie en fonction du temps passé, et les consommations, café, boissons fraîches, en-cas salés ou sucrés, fruits… sont à volonté.

« Cela permet à des étudiants, des travailleurs indépendants, des créateurs, par exemple, de s’installer tranquillement à table pour plusieurs heures » explique à 20 Minutes Simon Dos Santos, porteur du projet avec Etienne Bussières. Et donc de ne pas avoir à subir la pression du serveur dans un bar, qui demande de recommander… ou de s’en aller.

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« On est à mi-chemin entre le salon, le café traditionnel, et l’espace de coworking, dans lequel il faut généralement prendre un abonnement d’au moins un mois. »

Le concept veut se développer dans une cinquantaine de villes

Les deux Bordelais se lanceront sous la forme de la franchise, puisqu’après une levée de fonds d’un million d’euros, le concept d’anticafé veut s’étendre à une cinquantaine de villes en Europe d’ici à 2018. Après Aix-en-Provence, des établissements à Nantes, Toulouse et Lyon devraient également ouvrir début 2017. Un projet est en cours à Montpellier.

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« Nous avons été sélectionnés en août et nous avons trouvé notre local, qui se situera cours Alsace-Lorraine, en septembre poursuit Simon Dos Santos. Les travaux devraient débuter en début d’année prochaine. »

Une campagne de crowfunding pour financer le mobilier

Pour financer leur projet les deux Bordelais ont un apport personnel, un crédit bancaire, et ont lancé une campagne de crowdfunding sur le site Ulule. « Celle-ci doit servir à financer le mobilier, que l’on veut faire designer à Paris et produire à Bordeaux. Nous avons trois paliers, à 5.000, 8.000 et 10.000 euros, et nous avons déjà atteint 4.300 euros. »

Si l’esprit de l’anticafé « est le même partout », chaque établissement est unique et porté par des entrepreneurs indépendants. Les gérants personnalisent à leur façon. « Il n’y a pas de bureaux, ce sont des tables, des canapés et des poufs » prévient Simon Dos Santos.

Cinq euros de l’heure

Le client est libre de venir une heure ou deux seulement (cinq euros de l’heure), mais il peut aussi bénéficier de tarifs préférentiels via des forfaits à la journée (24 euros), à la semaine (75 euros) ou au mois (240 euros). « Nous proposons en plus des réductions de 10 % pour les chômeurs créatifs et les étudiants. »

Une page Facebook a été lancée pour soutenir le projet.