Gironde: Un IRM dernière génération à Pessac

MEDECINE Ce matériel de dernière génération d'un coût de trois millions d'euros a pu être acquis grâce à l'association de plus de 140 radiologues et de plusieurs établissements...

M.B. avec AFP

— 

Illustration IRM
Illustration IRM — PHILIPPE MERLE / AFP

Plus de 140 radiologues, quatre hôpitaux publics et deux cliniques se sont regroupés en Gironde pour acquérir un appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de dernière génération. Une association public-privé qui constitue une « première » en France.

>> A lire aussi : Bordeaux: L'Institut Bergonié fait peau neuve pour mieux lutter contre le cancer

Jusque-là, un seulIRM 3 Tesla, système d’imagerie à hauts champs magnétiques permettant des diagnostics plus précis, était disponible dans le département, au CHU de Bordeaux, indique le Dr Jean-Christophe Sananes, radiologue dans deux cliniques de l’agglomération et un des initiateurs du projet. Plus généralement, à peine une vingtaine de ce type d’appareils sont utilisés en France à ce jour et un millier au total dans le monde.

« Chacun des groupes de praticiens, chaque hôpital, en détient 5 % »

Pour s’équiper de ce matériel, les praticiens girondins se sont associés au sein d’un groupement d’intérêt économique (GIE). Quatre hôpitaux publics de Gironde (Libourne, Arcachon, Langon, Lesparre), deux cliniques mutualistes ainsi que plus de 140 médecins radiologues libéraux, regroupés dans 14 groupes détenant au total 70 % du GIE, sont parties prenantes du projet.

>> A lire aussi : Alcool: 20 à 30 % des femmes continueraient à boire pendant leur grossesse

« Chacun des groupes de praticiens, chaque hôpital et clinique détient la même part », soit 5 %, a indiqué le Dr Sananes, qui se réjouit que cette innovation « montre que l’on peut arriver à collaborer entre médecins libéraux et hospitaliers », alors que « seuls nous n’y serions pas arrivés. »

Il va permettre d’améliorer la précocité des diagnostics

Le projet, qui a reçu le soutien de l’Agence régionale de santé (ARS), a coûté trois millions d’euros, dont 1,5 million d’euros pour l’acquisition de l’appareil et 1,3 million d’euros pour le bâtiment installé à la clinique mutualiste de Pessac, retenue pour sa facilité d’accès depuis plusieurs points du département.

Pour ce projet, le choix s’est porté sur un appareil jamais utilisé en Europe, développé par l’entreprise Toshiba medical France. Très puissant, il est capable d’explorer des zones anatomiques, jusque-là impossibles à examiner. En cancérologie, cet IRM va permettre d’améliorer la précocité du diagnostic de la prostate et préciser les biopsies. Parallèlement, les initiateurs du projet ont préféré une « prise de rendez-vous éclatée et proche des patients », via les différents partenaires, à une plateforme commune.

Les premiers patients ont été accueillis le 3 octobre. « Ça se passe très bien », se félicite le Dr Sananes, qui indique que des collègues de Poitiers et de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ont déjà fait part de leur intérêt pour mettre en place un système similaire.