Nouvelle Aquitaine: L'ex-propriétaire de Mia Electric demande 25,5 millions d'euros à la région

ECONOMIE Le repreneur de Mia Electric, placé en liquidation judiciaire, estime que les engagements de l'ex-région Poitou Charentes, tenue par Ségolène Royal, n'ont pas été tenus...

M.B.

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Ligne de production de l'entreprise MIA Electric à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, le 19 février 2012.
Ligne de production de l'entreprise MIA Electric à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, le 19 février 2012. — C. PLANCHARD / 20 MINUTES

Sa liste de reproches envers l'ex-présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal est longue comme le bras. Dietmar Schweizer, dirigeant du groupe Focus Asia GMBH qui avait repris en 2013 le fabricant d'automobiles Mia Electric, demande aujourd'hui... 25,5 millions d'euros à la région Nouvelle Aquitaine, indique La Charente Libre. Soit le montant de ses investissements, et celui des marchés qui devaient être réalisés. Il assure en effet avoir été floué par l'ancienne présidente au moment de la reprise de l'entreprise.

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La collectivité détenait 11,7 % du capital de Mia, et était liée par un pacte d'actionnaires à Focus Asia GMBH. Or, Dietmar Schweizer estime que les engagements de l'ex-région Poitou-Charentes n'ont pas été tenus, et qu'elle aurait même favorisé la concurrence via une dizaine de millions d'euros de subventions, ce qui aurait fait fuir les investissements prévus chez Mia.

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Apparence de solvabilité trompeuse

Le repreneur lance par ailleurs que Poitou-Charentes a « soutenu abusivement » Mia Electric, créant une « apparence de solvabilité trompeuse. » Le dossier a été transmis aux services juridiques de la région Nouvelle Aquitaine, qui est en train de l'étudier.

Mia Electric a été placé en liquidation judiciaire en 2014. L'ancienne dirigeante Michèle Boos, qui demande à ce que Ségolène Royal soit entendue dans cette affaire, a été mise en examen pour « banqueroute et abus de biens sociaux. »