Lot-et-Garonne: Où en est-le projet de Center Parcs?

ENVIRONNEMENT La phase de concertation pour un centre de loisirs aquatiques qui doit ouvrir ses portes en 2020 près d'Agen, à mi-chemin entre Bordeaux et Toulouse, est terminée...

Elsa Provenzano
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Le Center parcs d'Hattigny en Moselle.
Le Center parcs d'Hattigny en Moselle. — POL EMILE/SIPA

Le groupe Pierre et Vacances projette de construire , dans le Lot-et-Garonne, à partir de 2018 pour une ouverture au public programmée en 2020. La phase de concertation vient de se terminer et le projet se poursuit, malgré des oppositions locales.

A quoi va ressembler le centre aquatique ?

Le centre de loisirs doit s’étendre sur environ 40.000 m2 au total avec un centre de 12.000 m2 qui proposera des activités en plein air ou en salle, dont un espace aquatique avec des bassins intérieurs et extérieurs. Le projet est de taille moyenne avec 400 cottages sur environ 28 ha. A titre de comparaison le Center Parcs qui a ouvert en 2010 à Hattigny en Moselle comprend 870 cottages sur 435 hectares. « Le site de Pindères et Beauziac sera clôturé pour empêcher le gros gibier de se réfugier dans son emprise, mais les sentiers de promenade seront reconstitués et une voie verte créée pour relier le domaine au lac de Clarens », explique le groupe Pierre et Vacances.

Quel financement ?

Le coût total du projet (hébergements et équipements) est estimé à 170 millions d’euros. Les équipements regroupant l’espace aquatique, les équipements ludiques, les commerces et les restaurants seraient vendus à une structure, qui va sans doute prendre la forme d’une Société d’économie mixte (SEM). La région Nouvelle-Aquitaine et le département du Lot-et-Garonne seraient les actionnaires majoritaires de cette société. Celle-ci se porterait acquéreur de ces équipements pour 66 millions d’euros. L’engagement financier de Pierre et Vacances porte sur 20 ans.

Qui sont les opposants au projet ?

Une zone à défendre (ZAD) a été déclarée sur le site. « Pierre et Vacances veut créer des dômes d’airs non pollués qui seront chauffés à 29 degrés, 365 jours par an, et 24 h sur 24. Nous pourrions nous arrêter au fait que ce style d’infrastructure, est très gourmande en énergie, donc très polluante ! Mais malheureusement ce n’est pas tout : 127 hectares de forêt naturelle vont être rasés pour ce projet », explique le créateur du groupe , sur la page.

Le conseil économique social et environnemental régional (CESER) avait rendu un avis en mars 2015 sur le projet. S’il reconnaissait les efforts du groupe en matière d’engagements pour l’environnement, il pointait certaines réalités du projet : consommation d’espaces naturels, consommation d’eau, bilan énergétique jué « discutable ».

Que va-t-il se passer après la phase de concertation ?

Avant l’obtention du permis de construire, des études environnementales et des études d’impact réglementaires sont nécessaires. Elles sont aussi une étape obligatoire avant l’autorisation environnementale unique, qui comprend l’autorisation de défrichement, l’autorisation au titre de la loi sur l’eau et la dérogation à l’interdiction d’atteinte aux espèces et habitats protégés.

Des enquêtes publiques pour le permis de construire et celle relative à l’autorisation environnementale unique constitueront une autre phase de concertation obligatoire. Les travaux ne démarreront que lorsque toutes les procédures administratives seront terminées. Le groupe Pierre et Vacances espère commencer le chantier en 2018.