La mobilisation étudiante se crispe

Augustin Arrivé et Sophie d'Ambra - ©2007 20 minutes

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Comme lors des précédents mouvements étudiants, Bordeaux est entré tardivement dans la danse. Cette semaine, la mobilisation s'est cependant sensiblement durcie, avec deux universités bloquées en moins de deux jours : Bordeaux-II et Bordeaux-III. A chaque fois, les débats entre pro et anti blocages ont été houleux. Un climat très tendu qui inquiète le recteur, William Marois, dont la priorité est de « préserver les biens publics et la sécurité des personnes » et qui redoute que cela « dégénère ». Hier, il a notamment souhaité que des scrutins à bulletins secrets, auxquels participeraient personnels et étudiants, soient organisés. Cela devrait être le cas lundi à Bordeaux-II, alors qu'une nouvelle assemblée générale (AG) est organisée aujourd'hui à Bordeaux-III.

Les blocages n'ont cependant pas réussi à franchir les portes de Bordeaux-IV. Hier, les étudiants en droit et sciences sociales étaient pourtant nombreux à participer à la première AG. Après avoir lu la loi Pécresse, un débat houleux a suivi, entre applaudissements et huées. Le blocage n'était cependant pas à l'ordre du jour. « Il ne serait pas passé, avoue Ismaël, membre du comité de mobilisation de Bordeaux-IV, et nous ne voulons pas commencer le mouvement par un échec. » L'assemblée s'est donc limitée à voter la fermeture administrative de l'université pour la journée de manifestations du 20 novembre. Cette décision, arrachée par une courte majorité (622 voix contre 558), laisse présager une poursuite difficile du mouvement à Bordeaux IV.

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