VIDEO. Et ils en pensent quoi les vrais surfeurs de Brice de Nice ?

CINEMA Ça farte pour le surfeur bordelais Jérome Cordoba…

Laetitia Dive

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Jean Dujardin dans Brice 3 de James Huth
Jean Dujardin dans Brice 3 de James Huth — Christine Tamalet / 2016 Mandarin Production - JD Prod/Gaumont

« Je suis allé voir le film en avant-première quand Jean Dujardin est venu le présenter à Bordeaux ». Pompier de métier et président de la Bordeaux Surf Association, Jérome Cordoba a plutôt apprécié le dernier opus, qui sort ce mercredi : « C’est super sympa, moins lourd que le premier car plus subtil dans les vannes ».

Question de génération

En 2005, ce passionné de glisse avait la vingtaine lorsque le premier film est sorti. « L’accueil était mitigé, se souvient-il. La génération de surfeurs un peu plus âgée que moi le voyait d’un plus mauvais œil ».

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Lui a « grandi avec Brice » et s’est habitué aux remarques inspirées du film. Mais il le concède : « Ca a fait un peu de mal à notre sport, car ça nous a catégorisé. Je sais pas si c’est juste pour rire, mais souvent on me vanne en s’inspirant des éléments du film ». 

Un film qui fait des vagues

Car Brice de Nice est truffé de clichés sur l’univers du surf : le personnage est blond, a les cheveux longs…et ne cesse d’attendre une vague qui n’arrive jamais. Certes il est à Nice, mais apparemment, ce préjugé est tenace, même sur la côte atlantique : « Pour me chambrer, mon épouse me dit souvent que mon sport est super facile parce qu’il suffit de passer la barre et d’attendre ! », raconte Jérome Cordoba.

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Pour l’amateur de glisse, Brice n’a donc rien en commun avec lui : « Il fait semblant, on le voit dans l’eau mais jamais surfer. Et c’est justement ça qui est marrant ». Et de rajouter : « Nous quand on passe la barre, on attend la série de vagues mais ça ne dure jamais aussi longtemps que ça».

Pour l’avant-première, il s’était rendu au cinéma avec un groupe d’amis surfeurs. « Beaucoup ont attendu pour prendre un selfie avec Jean Dujardin », signe que le film n’a pas tant ébréché que cela l’image du sport. Car finalement, est-ce vraiment un film de surf si Brice ne surfe pas face caméra ?

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