VIDEO. Maltraitance animale: Des images chocs tournées dans un abattoir de moutons

ANIMAUX L’association L214 vient de publier ce mardi une vidéo qui montre des abattages rituels de moutons pendant l’Aïd el-Kébir…

E.P.
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L'association a diffusé des images qui montrent que les moutons sont abattus sans étourdissement préalable.
L'association a diffusé des images qui montrent que les moutons sont abattus sans étourdissement préalable. — capture d'écran d'une vidéo de L214

Encore une fois, . Alors que la   doit rendre ses conclusions ce mardi, l’association L214 diffuse le même jour une vidéo tournée clandestinement dans un abattoir de moutons de la Nouvelle Aquitaine, qui serait située dans la Vienne, et qui montre des égorgements à vif.

 pour demander au premier ministre d’interdire l’abattage des animaux sans étourdissement préalable.

Cet abattoir serait l’un des plus gros abattoirs de moutons de France selon l’association, qui précise que plusieurs milliers de bêtes ont été abattues en une journée, pendant la période de l’Aïd-El-Kébir.

L’association veut dénoncer ces pratiques et faire avancer le débat. « Opposer par principe abattage religieux et étourdissement, en ignorant que l’étourdissement est accepté dans certains pays majoritairement musulmans (comme l’Indonésie ou la Jordanie) ne favorise pas le dialogue et l’évolution vers des règles d’abattage qui rendraient l’étourdissement systématique », écrit-elle dans son communiqué.

L’association avait également révélé , dans le Pays Basque, pendant les fêtes de Pâques.

« Les animaux continuent de mourir dans des souffrances immenses »

« Malgré le renforcement annoncé des contrôles, force est de constater que les animaux continuent de mourir dans des souffrances immenses, accentuées par plusieurs infractions à la réglementation », souligne Même si elle salue le travail réalisé par la Commission, elle craint que les mesures soient insuffisantes, constatant que certaines mesures, comme une réduction de la consommation de viande et de produits animaux, ont été écartées.

Sur la formation du personnel, elle reste aussi sceptique arguant que la réglementation exige déjà un personnel compétent. « Que peut faire le plus consciencieux des employés, à qui il est demandé de mettre à mort 60 à 100 animaux par minute ? » s’interroge-t-elle.